Un an après la disparition de Josaia Raisuqe, le Castres Olympique porte toujours le poids de cette tragédie. À l’approche du déplacement à Pau, le souvenir du joueur fidjien, décédé brutalement le 8 mai 2025, reste vivace au sein du club.
Au centre d’entraînement, rien n’a changé. Son casier, avec son numéro et sa photo, est resté intact, comme le rapporte Le Figaro. Ce symbole fort accompagne encore l’équipe au quotidien, jusqu’aux déplacements. Ce matin-là, le trois-quarts de 30 ans a perdu la vie dans un accident sur un passage à niveau, non loin des installations du club.
« Ça a forcément été une épreuve qui marquera nos vies à jamais », confie le manager Xavier Sadourny.
Face à cette douleur, le groupe s’est rapidement rassemblé pour faire face ensemble. Les chants fidjiens, portés par ses coéquipiers, ont joué un rôle important dans ces moments de recueillement. « On le fait encore parfois, de manière spontanée, pour avoir une pensée pour lui », explique Sadourny. Ces instants ont renforcé des liens déjà très solides au sein de l’équipe.
Le souvenir de Raisuqe est omniprésent. Beaucoup passent encore chaque jour près du lieu de l’accident, et les supporters continuent de venir s’y recueillir. Dans les semaines qui ont suivi, joueurs, staff et communauté fidjienne se sont unis autour de longues veillées respectant les traditions. « C’étaient des moments très durs… mais qui ont rapproché tout le monde », se souvient le manager.
Ce déplacement à Pau, un an jour pour jour après la tragédie, sera chargé d’émotion. Castres avancera avec pudeur, mais avec cette mémoire toujours présente. « On n’oublie pas, on vit avec », résume l’état d’esprit du groupe.






