Kalvin Gourgues, trois-quarts centre du Stade Toulousain, s’est confié longuement à La Dépêche sur son ascension fulgurante et sa saison 2025/2026, qui l’a propulsé sur le devant de la scène.
« On ne peut pas s’imaginer que ça se passe aussi bien. Surtout à ce niveau-là, c’est très dur. Et on sait qu’on n’est pas épargné par les blessures. Et je suis très content de la tournure que ça a pris. Maintenant, j’espère que ça continuera comme ça », confie le joueur, qui ne s’attendait pas à percer aussi vite.
Du banc jusqu’à l’équipe de France, le chemin parcouru est immense. « Ah oui, je réalise quand je repense aux matchs vécus, à tous ces entraînements, mais après, c’est vrai que c’est encore tout nouveau, tout neuf. Et je pense que je n’arrive pas encore à mesurer l’impact que ça a pu avoir sur moi ou sur ma vie. Mais je ne me prends pas la tête. Je suis très heureux de continuer à prendre du plaisir sur le terrain », poursuit-il.
Toujours poussé par une quête de progrès constante, Gourgues insiste sur l’importance de la remise en question : « En fait, on n’est jamais parfait partout. […] De match en match, on peut vite se faire remettre en question… Un week-end, on est très bon en défense, un autre week-end, on passe complètement à côté. Au final, on se dit, non, je n’ai pas progressé, il faut que j’y retourne. »
Son objectif prioritaire : améliorer sa lecture défensive et son efficacité au plaquage. « Physiquement, continuer à bien me renforcer, tout ce qui est articulation, tout ce qui est musculaire pour éviter de se blesser et de rater des échéances. […] On est très bien suivi par les staffs. On communique beaucoup là-dessus et ils sont quand même vachement à notre écoute », détaille-t-il.
Côté santé, Kalvin Gourgues souligne la qualité du suivi médical dont il bénéficie depuis ses débuts, notamment durant sa convalescence : « J’ai la chance d’avoir été suivi par le staff médical pro durant ma convalescence l’an dernier et même pendant un an et demi donc, ça ne me change pas trop. Depuis le début, j’ai été super bien suivi, que ce soit ici ou par les instances qu’on a contactées suite à mon problème. »
Interrogé sur son essai préféré parmi les douze inscrits cette saison, il retient celui réalisé contre l’UBB, une magnifique percée de 80 mètres. Mais c’est une autre action collective qui l’a le plus marqué : « Ce n’est pas moi qui ai marqué, mais j’ai contribué à l’essai. C’est l’essai qu’on marque de 100 mètres sur un renvoi d’un but. Et derrière, c’est Antoine (Dupont) qui finit. Celui-là me reste en tête parce que l’action est “parfaite”. On joue tous bien le coup. On prend du plaisir à se faire des passes, à accélérer ensemble et à se faire marquer. J’ai vraiment pris du plaisir sur cet essai-là. C’est celui qui me revient le plus en tête à l’instant. »
À seulement quelques mois d’avoir été un inconnu, Kalvin Gourgues est désormais une pièce maîtresse du Stade Toulousain, avec un avenir prometteur qui s’annonce.







