La Section Paloise confrontée à un imbroglio informatique lors de sa victoire contre Castres (27-15)
Ce samedi, la Section Paloise a vécu une scène aussi rocambolesque qu’incompréhensible lors de son succès face à Castres (27-15). Au cœur de la polémique, Thomas Laclayat, pilier droit de l’équipe, touché suite à un déblayage dangereux de Guillaume Ducat (sanctionné d’un carton jaune), a été victime d’une erreur liée au protocole commotion.
À la 39e minute, Laclayat quitte le terrain avant la pause, remplacé par Guram Papidze. Examiné par le médecin indépendant, il reçoit pourtant le feu vert pour reprendre la seconde période. Mais un dysfonctionnement informatique empêche alors son retour : « l’application officielle liée au protocole commotion refuse son retour sur le terrain. »
Malgré son retour temporaire en début de seconde période, l’arbitre l’enjoint immédiatement à sortir. « Vous n’avez pas répondu favorablement (au protocole)! » lance-t-il, déclenchant l’incompréhension et la colère du staff palois. Le manager Sébastien Piqueronies descend même des tribunes pour protester : « Il ne lui a pas fait le protocole, il ne lui a pas fait ! »
À l’issue du match, Piqueronies n’a pas caché son exaspération face à cette situation « ubuesque » : « Le médecin de match nous affirme qu’après auscultation et entretien, Thomas est apte à revenir. Et visiblement, suite à des erreurs vis-à-vis de cases cochées informatiquement, l’application refuse de le faire entrer. » Il critique vivement le système : « Donc évidemment, je suis étonné que le bon sens et l’intelligence humaine ne priment pas sur l’absurdité d’un outil technique. »
Pire encore, ce type de problème n’est pas une première pour la Section Paloise. En novembre dernier, Sacha Zegueur avait lui aussi été déclaré inapte à cause d’un signalement automatique provenant de son protège-dents connecté, malgré l’accord favorable d’un neurologue indépendant. Son avis avait alors été invalidé par le système informatique de la Ligue Nationale de Rugby (LNR).
Cette nouvelle affaire met en lumière les limites de l’automatisation dans l’application des protocoles médicaux sur le terrain, et suscite une vive polémique autour de la place laissée à l’intelligence humaine face aux outils numériques dans le sport.







