Grâce à sa victoire dimanche soir contre le Racing 92 à l’Arena, le Stade Rochelais garde espoir de figurer dans le top 6 du Top 14 et de se qualifier pour les phases finales.
Interrogé par Midi Olympique, Ronan O’Gara insiste sur l’importance de cette victoire avant tout, sans s’attarder sur le fait que son équipe est la première à avoir battu le Racing cette saison à domicile. « Ça n’est même pas entré dans nos têtes. Je ne suis pas intéressé par les statistiques du passé. Je suis intéressé par ce qu’on peut faire. Si on n’avait pas gagné ici, le rêve de bouclier, c’était fini. On est vivant, c’est juste ça. Je pense que c’est possible d’être dans les 6. Et tant qu’il y a un espoir, je vais donner tout mon temps à ce bon groupe de joueurs. »
Le coach rochelais souligne également l’engagement total de ses joueurs, même s’ils ont dû s’adapter à une pelouse synthétique peu familière : « Je pense, oui. Je pense aussi qu’on n’a pas trop l’habitude de jouer sur le synthétique. Heureusement, c’est fini ici. Pour moi, c’est trop dangereux. Et ça va être bien pour tout le monde de jouer sur l’herbe. »
Face aux critiques sur un style de jeu « frontal », O’Gara défend sa stratégie, notamment grâce aux qualités physiques de ses avants. « On est en ce moment avec une équipe un peu différente, une façon différente de jouer. Parce qu’il y a beaucoup d’experts qui disent qu’on joue frontal. Mais si tu as Uini Atonio ou Will Skelton, comme coach, tu es un peu bête de ne pas jouer frontal. Mais aussi c’est important d’avoir différentes manières de jouer. Et je pense que ce soir, c’était bien pour le rugby que l’équipe en jaune ait marqué parce qu’on a joué au rugby. Le Racing a joué avec ses forces. Leur force, c’est direct, c’est brutal. Mais bravo à mes joueurs qui répondent dans le duel physique. C’est bien, mais c’est juste le début de quelque chose. »
Enfin, il met en lumière l’impact positif de la diminution des blessures au sein du groupe, condition essentielle pour la progression de l’équipe. « On travaille depuis de longs mois. Pourtant, les gens constatent que l’équipe progresse que depuis un mois. Tout simplement parce que depuis un mois, on a des joueurs sur le terrain. Avant, on avait une infirmerie catastrophique qui m’a donné une période de réflexion pendant l’été pour essayer de comprendre pourquoi. Mais je dois rester dans le présent. Je pense qu’on a bien contrôlé le match, mais on a eu des périodes trop faibles. La seule ambition pour nous, c’est d’être dans les six après le match du Stade français (dernière journée, le 6 juin). Avant ce soir, le chemin était trop difficile pour beaucoup d’équipes, mais pas pour nous. C’est pour ça que je suis fier de mes joueurs. »







