Le rugby amateur intensifie la lutte contre les commotions cérébrales.
Le 13 juin prochain, lors du tournoi féminin “Ladies Challenge” à Suresnes, une technologie innovante sera testée pour détecter plus rapidement les risques de commotion chez les joueuses. Une expérimentation qui pourrait marquer un tournant dans le monde du rugby.
### Une application capable d’analyser les yeux
Le dispositif repose sur une application australienne nommée Braineye. Son principe est simple : analyser les mouvements oculaires pour évaluer rapidement l’état neurologique d’une joueuse après un choc potentiellement dangereux.
Avant le début du tournoi, chaque participante passera un test de référence au repos. En cas de suspicion de commotion lors d’un match, un contrôle sera réalisé immédiatement afin de comparer les résultats. L’objectif est clair : aider les staffs médicaux à décider si la joueuse peut poursuivre la rencontre ou doit quitter le terrain.
### 300 joueuses concernées à Suresnes
Cette expérimentation se déroulera lors des finales du Ladies Challenge au stade de Suresnes, avec près de 300 joueuses issues de huit équipes impliquées dans ce test grandeur nature.
Le projet est porté par l’association LARGE (Ligue des anciens rugbymen des grandes écoles), qui cherche à renforcer les outils de prévention dans le rugby amateur féminin.
### Emmanuel Petit engagé dans le projet
L’application Braineye bénéficie déjà du soutien du neurologue Jean-François Chermann, spécialiste reconnu des commotions cérébrales en France. L’ancien champion du monde de football Emmanuel Petit fait également partie des investisseurs actifs dans le développement de cette technologie.
Les organisateurs envisagent désormais d’intégrer Braineye tout au long de la saison 2026-2027 du Ladies Challenge.
### Le rugby toujours en quête de solutions
Cette initiative s’inscrit dans un contexte où la question des commotions reste très sensible dans le rugby mondial. Chez les professionnels, les protège-dents connectés font toujours débat quant à leur efficacité réelle. Le rugby amateur, lui, cherche des solutions plus simples, rapides et financièrement accessibles.
Avec cette expérimentation, le Ladies Challenge entend démontrer qu’innover est possible même sans les moyens du très haut niveau.







