Montpellier renaît de ses cendres et affiche une nouvelle ambition. Deux ans après avoir frôlé la relégation, le MHR s’est métamorphosé sous la houlette de Joan Caudullo. Désormais qualifiés pour les phases finales du Top 14 et finalistes du Challenge Cup face à l’Ulster, les Héraultais récoltent les fruits d’une reconstruction menée presque à partir de zéro.
Nommé manager après le barrage de maintien remporté à Grenoble, Joan Caudullo a peu à peu imposé sa méthode. Ancien talonneur du club devenu directeur du centre de formation, il s’appuie aujourd’hui sur un staff étoffé, composé de nombreux anciens du MHR. Plus manager qu’entraîneur, il confie à L’Équipe : « J’ai un regret aujourd’hui, c’est que je ne suis plus entraîneur. Ce rôle m’a éloigné du terrain. Mais l’avantage, c’est que je manage toute une équipe d’entraîneurs et j’y prends beaucoup de plaisir. »
Le management de Caudullo repose avant tout sur la confiance. Il a su apprendre à déléguer et à laisser plus de liberté à ses adjoints : « Je délègue les yeux fermés. J’ai quelques mecs de caractère, on est partis un peu de bric et de broc au début, mais aujourd’hui, ça marche comme sur des roulettes. »
Après des saisons marquées par l’instabilité, Montpellier a retrouvé une véritable identité collective. Sous l’impulsion de Caudullo et de son staff, le MHR redevient une équipe redoutable. Forts de leur qualification dans le top 6, les Héraultais visent désormais un premier trophée européen, dimanche face à l’Ulster.







