À l’approche de la finale de l’Investec Champions Cup, Rabah Slimani s’est confié sur l’immense défi qui attend son équipe, le Leinster Rugby. Samedi à Bilbao, le pilier français tentera d’offrir au club irlandais une cinquième étoile, retrouvant la pelouse du même stade où ils avaient soulevé leur quatrième titre en 2018.
Le Leinster, quadruple champion, nourrit une motivation sans faille, portée notamment par la mémoire de leurs dernières épreuves. Battus lors de leurs quatre dernières finales, dont trois consécutives contre des clubs français, cette série noire reste ancrée dans les esprits. « Ils ont perdu leurs trois dernières Finales contre des clubs français, donc forcément ça reste dans les têtes », explique Slimani. « Ce sont des choses qui marquent. C’est un peu comme l’ASM Clermont Auvergne, qui avait perdu plusieurs finales. »
Mais loin de se laisser submerger par ces souvenirs, le Leinster transforme cette frustration en moteur. « Dans un coin de leur tête, ils ne les ont pas oubliées, mais ils pensent surtout à la victoire et à ce qu’il faut faire pour avancer. C’est aussi pour ça qu’il n’y avait pas eu énormément de célébrations après la demi-finale contre le RC Toulon : le travail n’est pas terminé », poursuit le pilier français. Pour lui, la Champions Cup est « quelque chose de profondément ancré dans le club », et cette saison « ils sentent qu’ils sont tout proches du but ».
Pour décrocher ce cinquième sacre et se rapprocher du record du Stade Toulousain (six titres), le Leinster devra toutefois venir à bout du champion en titre, l’Union Bordeaux Bègles. « On a vu l’UBB jouer cette saison et lors de la finale l’année dernière. Ils ont toutes les armes pour aller chercher un deuxième titre, mais nous aussi, on est confiants dans nos forces », affirme Slimani.
Si le Leinster compte plusieurs stars internationales comme Jamison Gibson-Park, Garry Ringrose ou Tadhg Furlong, c’est avant tout la troisième ligne irlandaise qui a impressionné le Français cette saison. « Le travail de la troisième ligne cette année, notamment celui de Josh van der Flier, Jack Conan et Caelan Doris, a été hors norme et a permis à toute l’équipe d’avancer. Mais ce qui m’a surtout marqué, c’est le professionnalisme de tout le groupe. Toute leur vie tourne autour de ce club. »
Rendez-vous ce samedi à Bilbao pour savoir si le Leinster parviendra à écrire un nouveau chapitre de sa légende en remportant une cinquième Champions Cup.







