Maxime Lucu, demi de mêlée de l’UBB, s’est confié à *Midi Olympique* sur la préparation de son équipe avant la grande échéance face à Leinster en Champions Cup.
Le joueur bordelais insiste sur l’importance de préserver son énergie avant le coup d’envoi, tout en peaufinant la stratégie. « Comme on dit souvent, il faut essayer de ne pas jouer le match avant d’y être demain. Il faut donc garder toute son énergie pour cela. On peut, en revanche, peaufiner les derniers détails pour bien préparer la stratégie. Ensuite, on sait que l’engagement sera déterminant demain. Il fera 70 à 80 % du reste. En tout cas, on essaie de rester dans notre bulle et de profiter de ces moments-là ensemble, parce que ce sont des semaines et des moments incroyables. Voilà, on profite de ces derniers instants un peu au calme avant de basculer, ce soir et demain matin, vers ce qui va être un gros match. »
Fort de plusieurs expériences en phases finales, Lucu souligne la montée en puissance du groupe : « Disons que, depuis maintenant deux ou trois ans, nous tirons beaucoup de choses de nos passages en phase finale. Il y a eu pas mal d’échecs qui nous ont permis de grandir. L’année dernière, cela nous a souri et nous avons vécu une épopée assez incroyable. Nous sommes restés dans ces standards-là, parce qu’à l’approche de ces matchs nous arrivons avec beaucoup plus de confiance, notamment grâce au travail sur le leadership, qui a été fait depuis un ou deux ans, et où l’on essaie de donner du travail à tout le monde, dans tous les secteurs. Cette confiance règne ensuite sur le terrain, parce que des joueurs prennent aussi des responsabilités et ont envie d’être acteurs du projet. Plus on avance dans les phases finales, plus on parvient à mettre en place des choses qui nous réussissent pour le moment. Nous nous sommes donc servis de beaucoup de cela, et notamment de nos échecs il y a deux ans, qui nous ont permis d’être meilleurs à l’approche de ces grands matchs. »
Lucu a aussi évoqué les conditions climatiques attendues à Bilbao, qui pourraient influencer la rencontre. « Il faut en tenir compte, comme quand il y a un peu de vent ou de pluie. Quand il fait chaud, et notamment quand c’est l’une des premières fois depuis un moment, il faut forcément en tenir compte. Mais nous avons un staff très pointu sur ces questions-là et nous travaillons depuis notre arrivée à Bilbao, et même avant, sur toutes les petites formes de collations et de boissons pour éviter de perdre un maximum d’énergie et en garder le plus possible pour le match. Malgré cela, il faudra encore aller chercher dans nos tripes, parce qu’il faudra puiser dans nos retranchements quand on sera dans le dur. Avec la chaleur, il y aura forcément des temps faibles et il faudra aller chercher l’énergie là où elle se trouve. Nous essayons donc, sur ces deux derniers jours et notamment aujourd’hui, de garder un maximum de forces pour en avoir le plus possible demain. Ensuite, il faudra voir pendant le match comment s’adapter, notamment parce qu’il y aura sûrement des ballons glissants à cause de la transpiration ; ce sera une stratégie à préparer, à adopter, puis à ajuster au fil du match. Mais je préfère jouer avec un temps comme celui-là, une finale à 15 h 45 qu’avec du vent et de la pluie. Il suffit de régler un peu les derniers détails liés à la chaleur, mais il faudra s’accrocher, je pense. »
Enfin, le numéro 9 de l’UBB a dévoilé l’ambiance qui règne dans le groupe la veille du rendez-vous. « Déjà, on va essayer de faire un petit dessert à Yannick Bru (dont c’est l’anniversaire ce vendredi, NDLR). En tout cas, il s’agit de passer un dernier moment ensemble. Il faut retarder au maximum le retour en chambre pour ne pas passer de temps trop seul à ruminer le match. Il faut essayer de vivre de bons derniers moments ensemble. Je pense qu’on va aussi regarder Montpellier qui joue ce soir la finale de la Challenge Cup. Après cela, on va encore rigoler un peu. Ensuite, cela dépend un peu de tout le monde : il y en a qui préfèrent regarder des films et des séries, des joueurs comme Adam qui sont un peu plus vieux et qui préfèrent dormir à neuf heures (rires). On ne change pas les habitudes, mais il faut passer le maximum de temps possible ensemble, parce que demain, 15 heures, ça va arriver très vite. »
L’UBB entre donc dans la dernière ligne droite avant un choc européen d’envergure, avec une équipe soudée et prête à affronter les défis, autant sur le plan mental que physique.







