Yannick Bru savoure pleinement le deuxième sacre européen consécutif de l’UBB, offert par la victoire face au Leinster à Bilbao. Le manager bordelais estime que son équipe a frôlé la perfection durant les quarante premières minutes.
Il confie sur BeIn Sports : “Je dis souvent aux joueurs que les matches parfaits n’existent pas, mais notre première mi-temps, en terme d’efforts, elle a vraiment été parfaite. Comme toujours, quand tu fais les efforts, on a eu de la réussite et des rebonds favorables.”
Toutefois, la seconde période a radicalement changé la donne, exactement comme il le redoutait : “Bizarrement, c’était trop parfait car en seconde mi-temps il s’est passé exactement ce que l’on avait imaginé à la mi-temps qu’il ne fallait pas qu’il se passe, à savoir deux cartons jaunes et courir derrière les Irlandais toute la mi-temps. Mais bon, la nature humaine étant ce qu’elle est, il faut accepter cela.”
Yannick Bru connaissait très bien les forces du Leinster avant cette finale : “On sait que quand on joue le Leinster, c’est une équipe très organisée coachée par un sud-africain que je connais bien. Je savais que le système prendrait l’ascendant sur tout donc il fallait être en place.”
Il avoue même avoir eu un moment d’inquiétude en fin de première période : “J’ai eu un peu peur lors des dix dernières minutes de la première mi-temps car on commençait à ne plus trop monter autour des rucks, on leur laissait réciter leur jeu, on était sur le reculoire. On a vu que notre défense a été passive parfois.”
Selon lui, un joueur a fait basculer le match : Ben Tameifuna. “L’entrée de Ben Tameifuna a été magique.”
Le technicien bordelais souligne également l’impact majeur des cadres étrangers de l’effectif : “Il y a de la magie pour nos étrangers comme Ben Tameifuna et Adam Coleman, on essaye de leur dire que le Top 14 c’est important aussi. Dès qu’ils entendent l’hymne de la Champions Cup, ils donnent le meilleur. Ben Tameifuna nous a sauvé de deux ou trois mauvaises situations grâce à ses grattages.”
Très ému, Yannick Bru rend hommage au parcours exceptionnel accompli par son groupe cette saison : “Je suis très fier du travail de tout le staff cette saison, des joueurs également, depuis la première journée Européenne contre les Bulls à Pretoria. Cette Champions Cup est magique.”
Il rappelle aussi la route immense empruntée par Bordeaux vers ce titre : “Jouer Toulouse en quart, Bath en demie et le Leinster en finale, il n’y a que cette compétition qui peut procurer cela.”
Le manager célèbre enfin le club dans son ensemble : “Et l’humilité des garçons, le soutien de la direction du club pour permettre cela en terme de moyens et de logistique. Tout le travail a été magique. Je suis très heureux de vivre cela.”
Pour conclure sur une note d’humour, il pense déjà au prochain défi en Top 14, à Toulon dimanche : “Ce soir, ça va être difficile de motiver Matthieu Jalibert pour défier Toulon dimanche prochain. Je vais faire le maximum.” (rire)







