Quelques minutes après le deuxième sacre européen consécutif de l’UBB face au Leinster, le manager bordelais Yannick Bru a saisi le micro de BeIn Sports pour adresser un message clair aux détracteurs de sa gestion en Top 14. Une réponse qui semble directement viser Christophe Urios.
### Bru défend la stratégie de rotation de l’UBB
Depuis plusieurs mois, Bordeaux profite d’une gestion minutieuse de son effectif, alternant joueurs en Top 14 et Champions Cup pour préserver leur fraîcheur physique. Une méthode parfois critiquée, notamment par Christophe Urios, manager de Clermont, qui revenait récemment sur sa philosophie après la victoire de l’ASM contre Toulouse. Ce dernier déclarait alors : « On a mis la meilleure équipe possible pour jouer à Toulouse. J’ai entendu dire qu’on allait faire tourner. C’est mal me connaître. Je n’ai jamais fait tourner, à part une fois quand j’étais à Oyonnax. Il reste cinq matchs on joue à mi-temps puisqu’on joue deux matchs par mois. Comment je pourrais imaginer faire tourner à Toulouse pour préparer l’Usap et le reste de la fin de la saison ? Aujourd’hui, c’est impensable. »
Face à cette prise de position, Bru a tenu à défendre sa stratégie : « Là, on est dans l’apprentissage, un apprentissage que maîtrise Toulouse. »
### « Certains gens me font rire »
Le manager bordelais a rappelé la complexité du calendrier actuel : « Il y a trois compétitions à disputer : le Top 14, la tournée de novembre et le Six-Nations, puis la Champions Cup. » Puis il a lancé une pique : « Certains gens me font rire quand ils disent qu’ils ne font jamais tourner en Top 14. »
### Un tacle à peine voilé
Yannick Bru n’a pas hésité à appuyer là où ça fait mal : « Forcément, ils sont en vacances cette semaine donc c’est plus facile quand on a des vacances plus régulièrement de mettre le paquet en Top 14. » Une allusion claire aux équipes déjà éliminées des grandes compétitions européennes, qui disposent de plus de temps de récupération.
### Complexité du rugby moderne
Malgré cette sortie franche, Bru a souhaité apaiser les tensions en soulignant la difficulté de prendre des décisions dans le contexte actuel du rugby français : « Chacun fait ses choix mais il ne faut pas porter de jugement. C’est très difficile dans l’écosystème du rugby français. »
Avec ce deuxième titre européen consécutif, Bordeaux et Yannick Bru affichent désormais un argument de poids pour légitimer leur méthode.







