L’UBB a marqué l’histoire ce samedi à Bilbao en remportant sa deuxième Champions Cup consécutive, balayante en finale le Leinster sur le score de 41 à 19. Mais au-delà du trophée, le club girondin a dominé la compétition de bout en bout avec une campagne quasi parfaite.
Depuis les premiers matches en Afrique du Sud jusqu’à la démonstration finale, les Bordelais ont marché sur l’Europe, affichant des statistiques impressionnantes.
Même Yannick Bru, le manager bordelais, exprime son admiration : « Depuis la première journée à Pretoria jusqu’à cette finale, notamment sa première période, le parcours a été quasi parfait. » Avant de conclure sans détour : « Je pense qu’on ne le refera jamais ! »
Un bilan irréprochable avec 8 victoires en 8 rencontres européennes, et une moyenne de 43 points inscrits par match contre seulement 21 encaissés. Ce record est d’autant plus remarquable qu’il a été réalisé face à des adversaires de très haut niveau, parmi lesquels Toulouse, Bath, Leinster, et les Bulls d’Afrique du Sud.
L’attaque bordelaise a été phénoménale, inscrivant au total 50 essais, soit une moyenne de 6,3 par match. Louis Bielle-Biarrey s’est illustré en terminant meilleur marqueur de la compétition avec 10 essais à son actif, tandis que 20 joueurs différents ont fait trembler les filets au cours de cette campagne.
Sur le plan de l’efficacité, l’UBB a également brillé : elle a inscrit en moyenne 2,8 points à chaque entrée dans les 22 mètres adverses, un chiffre qui monte à 4,6 points en finale contre le Leinster, une statistique tout simplement folle à ce niveau d’exigence.
En défense, le club girondin a aussi franchi un cap, avec 154 plaquages réussis sur 166 tentés en finale, soit 93 % de réussite. Une progression spectaculaire, après des taux déjà solides de 87 % contre Toulouse et 90 % face à Bath.
Les Girondins ont également dominé dans tous les secteurs clés du jeu : avec seulement 6,9 pénalités concédées par match, 89 % de touches gagnées et 95 % de mêlées remportées. La mêlée n’a été sanctionnée que trois fois pendant toute la campagne, tandis que la touche, dirigée par Shaun Sowerby, a permis d’inscrire 11 essais.
Cette campagne européenne s’inscrit parmi les plus dominantes de l’histoire récente de la Champions Cup. L’UBB a successivement éliminé le champion de France, le champion d’Angleterre, puis a dominé en finale le champion de l’United Rugby Championship (URC).
Mieux encore, Bordeaux a donné l’impression de progresser à chaque tour, laissant entendre que le club est encore loin d’avoir atteint son plafond. Une domination écrasante sur l’Europe, et un avenir prometteur pour le rugby bordelais.







