À quelques heures d’un choc décisif contre le Racing 92, Clermont confirme sa place parmi les candidats sérieux aux phases finales du Top 14. Une situation inattendue il y a encore quelques saisons, alors que l’ASM traversait une période très compliquée.
Pour de nombreux anciens joueurs, une évidence s’impose : Clermont a retrouvé son identité et son âme.
**Christophe Urios redonne vie à l’ASM**
Depuis son arrivée en Auvergne, l’entraîneur Christophe Urios a métamorphosé le club. Gérald Merceron, ancien ouvreur emblématique, ne cache pas son admiration dans les colonnes de *La Montagne* :
« On voit clairement que c’est une équipe qui a du caractère. Aujourd’hui, quand on joue Clermont, on sait que l’on va affronter des joueurs pénibles. L’adversaire a une autre vision de cette équipe. »
Il va même plus loin sur l’impact de l’entraîneur : « Il y a encore quelques années, on ne sentait plus cette âme. L’ASM est à nouveau crainte et tout le monde sait que ce n’est pas simple d’aller gagner en Auvergne. Je pense que ça, c’est la patte de Christophe Urios. Il a redonné de la force à ce club. »
**« Une équipe qui va faire des dégâts »**
L’ancien ailier international Noa Nakaitaci partage ce constat. Il estime que Clermont a su négocier parfaitement sa reconstruction après des saisons difficiles :
« C’était un club qui était un peu endormi à cause d’un changement de génération. Christophe Urios est arrivé au bon moment. Il est en train de monter une équipe qui va faire des dégâts en championnat dans quelques années. »
Ces paroles reflètent la progression visible depuis plusieurs mois, sur et en dehors du terrain.
**La formation clermontoise relancée**
Un autre point de satisfaction réside dans le retour en force des jeunes issus du centre de formation. Le club a récemment sécurisé plusieurs grands espoirs, incarnation d’un futur prometteur.
Julien Bonnaire souligne l’importance de ces renforts : « Le fait de resigner les jeunes qui poussent à la porte est un signal très important. Il y a eu une période où il y en avait un peu moins. L’arrivée de ces espoirs pousse les autres joueurs à se bouger davantage. »
L’ancien troisième ligne rappelle que cette concurrence interne, longtemps l’une des forces historiques de Clermont, est de retour.
**Une absence en phases finales difficile à justifier**
Malgré ces progrès, Clermont n’a pas encore garanti sa qualification pour le Top 6. Pour les anciens du club, passer à côté des phases finales serait une déception cruelle.
Julien Bonnaire rappelle : « Tu joues pour disputer les phases finales, pas pour terminer septième. »
Gérald Merceron partage cet avis : « Quand on fait une saison comme celle qu’ils réalisent cette année, ça serait un peu les boules de ne pas se qualifier. »
**Un avenir prometteur**
Quelle que soit l’issue de cette fin de saison, les anciens joueurs voient l’avenir sous un angle optimiste. Noa Nakaitaci en est convaincu :
« On sent tout de même que cette équipe monte en puissance après des performances en deçà pendant l’hiver. Pour la saison prochaine, cela ne sera que du positif s’ils parviennent à tirer les bonnes leçons de cette année. »
Après plusieurs années de turbulences, une chose est sûre : Clermont est redevenu une équipe redoutée, que personne n’a envie d’affronter.







