Clermont a subi une lourde défaite à domicile ce dimanche soir face au Racing 92, au Michelin, compromettant sérieusement ses ambitions de qualification pour le top 6.
À l’issue du match, le manager clermontois Christophe Urios s’est exprimé, visiblement désemparé face à la prestation de son équipe. Interrogé par Midi Olympique, il a confié sa tristesse et son incompréhension.
« Je suis quand même triste ce soir. On ne s’attendait pas à ça, franchement. Et d’autant plus après le premier quart d’heure qui était plutôt encourageant. J’ai dû rater quelque chose dans la préparation parce que je n’arrivais pas à comprendre comment on a pu faire ce match. Il n’y a pas de réponse. »
Le coach a dénoncé un manque de cohésion et de collectif, ainsi qu’une incapacité à rivaliser physiquement face aux individualités adverses : « À part le premier quart d’heure où on a deux situations d’essai qu’on ne met pas. Et après, on a ces trois essais consécutifs qui nous font très mal et on n’a pas retrouvé le fil. Leurs individualités nous ont fait très mal physiquement. On n’a pas su répondre collectivement, je n’ai pas trouvé qu’on avait une équipe très collective ce soir. »
Urios regrette également le déficit de maîtrise technique qui a plombé la seconde période, marquée par une avalanche de fautes. « Oui, après, ces matchs de haut niveau comme ça, il faut de la maîtrise. On n’en a pas eu ce soir, pas suffisamment en tout cas. En première mi-temps, on est à une faute contre cinq pour le Racing. En deuxième mi-temps, on va en prendre dix ou douze. On a perdu le fil, on n’arrivait pas à se remettre dedans. »
Cette déroute laisse le manager clermontois sans réponses quant à la manière de remotiver son groupe. « Je ne sais pas… Je ne suis pas en train de me poser la question de savoir, je n’arrive pas à trouver les clés de comment on s’est comporté aujourd’hui. Donc, tant que je n’ai pas trouvé ces clés, je ne peux pas me projeter derrière. »
Il souligne un cruel manque d’énergie collective dans le scénario du match : « On avait donné une belle image, et ce n’est pas celle-là qu’on voulait donner. On savait aujourd’hui que c’était un match important, un point de passage important pour nous, pour le projet, et voilà, on en prend quarante chez nous, donc ce n’est pas facile. On n’a pas été à la hauteur, c’est évident, mais on s’est désunis à mesure du temps dans le match. »
« On a souffert par rapport à leur puissance physique et leurs individualités. Même si je pensais qu’à la mi-temps, on pouvait revenir dans le match, on était à 26-13. Il me semblait que c’était encore possible de revenir dans le match, il fallait le marquer vite, quoi. Mais on n’a pas trouvé cette énergie, on n’a pas trouvé ce lien collectif, on n’a pas trouvé cette énergie positive pour renverser le match. »
« Chacun a voulu sauver la patrie, le contraire de ce qu’on fait, de ce qu’on veut. Je ne comprends pas pourquoi on s’est comporté comme ça. Je ne comprends pas. Donc, ça va être intéressant de faire un peu le point avec nous, le staff dans un premier temps, puis avec les joueurs pour comprendre. »
La claque subie laisse donc Clermont dans le flou, avec un défi majeur : comprendre les raisons de cette contre-performance et reconstruire un collectif capable de relever la tête.







