Dimanche dernier, Étienne Falgoux a disputé son dernier match au stade Marcel-Michelin sous les couleurs de Clermont, mettant un terme à treize saisons passées au sein du club. Ce départ marque la fin d’une ère pour le pilier gauche, profondément lié à l’ASM.
En exclusivité, l’ancien pilier, figure emblématique du vestiaire auvergnat, s’est confié à France 3 sur cette séparation qu’il n’avait pas forcément envisagée ainsi. « Quand on passe tant d’années ici, on espère pouvoir terminer la boucle, ce qui aurait été une belle histoire. C’est aussi un rappel que le monde du haut niveau c’est faire des choix. J’avais peut-être perdu de vue cette réalité et elle m’est revenue », a-t-il déclaré, exprimant une déception palpable face à la fin de cette aventure.
Revenant sur ses meilleurs moments en jaune et bleu, Étienne Falgoux évoque sans hésiter les succès collectifs : « Je retiens forcément les finales gagnées et les titres. C’est l’aboutissement d’une saison et d’un groupe. Ce sont forcément ces moments qui vont revenir en premier. Quand on arrive ici et qu’on remplit la place de Jaude parce qu’on a gagné un trophée, ce sont des moments incroyables. » Mais au-delà des trophées, c’est aussi l’héritage humain qui lui tient à cœur, citant notamment Thomas Domingo, Davit Zirakashvili et Benjamin Kayser, ainsi que John Ulugia, Dany Kotze, Vincent Debaty ou Raphaël Chaume, tous mentors et partenaires qui l’ont aidé à grandir.
Si le bilan est riche, la relation avec l’entraîneur Christophe Urios reste, elle, plus compliquée. « Cela s’est passé avec des hauts et des bas. Forcément, là, on est plus sur une période de bas », reconnaît-il. Fidèle à ses convictions, le joueur affirme avoir toujours agi pour le bien du club : « J’ai toujours voulu le meilleur pour le club et pour le groupe. J’ai peut-être tenu des propos qui ont été mal interprétés ou mal compris. Je ne regrette pas ce que j’ai pu dire. Je pense que le choix a été simple à faire. » Ces propos laissent entendre que la rupture entre Falgoux et l’encadrement sportif ne date pas d’hier.
À 31 ans, Étienne Falgoux ne compte pas encore raccrocher les crampons. L’avenir du pilier reste incertain, mais sa motivation est intacte : « Je me pose encore la question à l’heure actuelle. On verra. J’ai encore envie de jouer, de rechausser les crampons et de rentrer sur un terrain. J’espère que les choses vont avancer assez rapidement. »
Après plus d’une décennie au service de l’ASM, Étienne Falgoux s’apprête à tourner une page importante de sa carrière, laissant une marque indélébile dans l’histoire récente du club auvergnat.







