Plus d’un an après son élection à la présidence de la Ligue Nationale de Rugby (LNR), Yann Roubert fait le point sur son mandat. Dans un contexte particulièrement dynamique pour le rugby professionnel français, le dirigeant exprime sa satisfaction.
Interrogé par **La Dépêche**, Yann Roubert confie : « C’est à la fois intense et passionnant, à défaut d’être reposant on va dire (rires). » Selon lui, le rugby français connaît actuellement une phase très favorable. « Il s’est passé beaucoup de choses en un an. On a la chance d’être dans une dynamique qui est excellente pour le rugby d’une manière générale, avec des records d’affluence, d’audiences TV, de revenus, d’enthousiasme j’espère, de suspense pour la finale de Top 14 de l’an dernier, de distribution de revenus aux clubs et aux joueurs. »
Yann Roubert souligne également les succès récents des clubs français en Coupe d’Europe : « Des clubs français qui gagnent les Coupes d’Europe, ça c’est plus récent (Bordeaux-Bègles et Montpellier, NDLR), donc évidemment c’est chouette. »
Parmi les dossiers marquants de ce début de mandat, le président de la LNR met en avant la convention signée avec la Fédération Française de Rugby (FFR). « Il y a eu aussi des points de passage intéressants et des décisions structurelles et importantes pour le rugby français. Je pense évidemment à la convention qu’on a signée avec la Fédération française de rugby, qui réaffirme l’ambition pour nos championnats, pour l’équipe de France, la solidarité du rugby professionnel avec le rugby amateur. »
Autre chantier majeur : la réforme du salary cap. « Et puis, intra-Ligue, il y a notamment eu les changements sur le salary cap, qui a été un gros débat cet automne, le changement de règles et l’instauration à partir de la saison en cours des sanctions sportives. » Avant de conclure sur une note d’humour : « Bref, on ne s’est pas ennuyés et il n’y a pas de raison que ça s’arrête. »
Dans le détail, Yann Roubert explicite les cinq grandes priorités inscrites dans la convention avec la FFR. « Je trouve qu’elle a le mérite de réaffirmer pour cinq saisons les relations entre la FFR et la LNR, dans le cadre du code du sport évidemment. C’est évidemment structurant pour nos deux institutions et pour le rugby français dans son ensemble. »
Le président se réjouit aussi des résultats des équipes nationales : « Elle a permis de réaffirmer une ambition commune, à savoir un Top 14 et une Pro D2 attractifs et compétitifs, et des équipes de France ambitieuses. On peut se réjouir d’avoir gagné les deux derniers Tournois chez les grands comme chez les moins de 20 ans. »
Un point crucial reste la santé des joueurs, au cœur des préoccupations : « Mais évidemment, on espère que ça portera ses fruits pour la Coupe du monde en 2027 avec une priorité absolue donnée à la santé des joueurs. »
Pour résumer la feuille de route, Yann Roubert insiste sur cinq axes clés : « Si je résume en cinq ambitions, c’est l’attractivité, la compétitivité de nos championnats, l’ambition des équipes de France et on espère leurs résultats, la priorité absolue qui est donnée à la santé des joueurs, le fait que le monde professionnel soit pleinement engagé aux côtés du rugby amateur et puis une attention particulière aussi au rôle de la France à l’international et au développement du rugby dans le monde. »
Après ce premier bilan jugé positif, Yann Roubert affiche la volonté de poursuivre sur cette dynamique dans les années à venir.







