À quelques jours du déplacement à Bayonne, Laurent Labit lance un message clair : certains joueurs doivent franchir un cap, avec un nom qui revient en tête, celui de Posolo Tuilagi.
Le deuxième ligne de l’USAP, souvent freiné par les blessures cette saison, arrive à un moment charnière de sa carrière. Son manager estime qu’il a désormais les moyens de peser davantage dans la course au maintien.
### Laurent Labit attend une montée en puissance
Après la victoire contre Castres, Laurent Labit a clairement signifié que la hiérarchie dans son équipe n’était plus figée.
« Jusqu’à aujourd’hui, j’avais mon équipe en tête. Ce n’est plus le cas. J’avais des choses plutôt arrêtées sur certains joueurs mais ce match va amener de la réflexion sur ceux qui doivent commencer, ceux qui peuvent entrer. Certains auront une carte à jouer à Bayonne. »
Parmi ces joueurs, Posolo Tuilagi apparaît comme un candidat majeur pour occuper une place importante lors de ce rendez-vous crucial. Face à Castres, ce puissant deuxième ligne a rappelé toute l’étendue de son potentiel : solide dans les collisions, capable d’avancer ballon en main et de faire parler sa puissance près de la ligne, il a aussi retrouvé une activité défensive très intéressante.
### Une saison compliquée mais des sensations retrouvées
Cette saison, Tuilagi n’a disputé que douze matchs, freiné par des blessures successives. Pourtant, le joueur de 21 ans estime revenir peu à peu à son meilleur niveau.
« Physiquement, je me sens bien. Je reviens d’une blessure mais c’est du passé maintenant. Il y a un peu de frustration mais le rugby est synonyme de blessure et d’acharnement au niveau du travail. C’était dur à vivre mais ça rend encore meilleur le goût de revenir après tous les efforts consentis. »
Ces mots traduisent la détermination d’un joueur bien décidé à s’imposer au moment où son équipe en a le plus besoin.
### « Je n’ai porté que ce maillot »
Malgré les difficultés rencontrées, Tuilagi garde une confiance intacte dans son environnement, mettant en avant le rôle de son entraîneur.
« Les coachs sont des gens importants pour faire avancer les joueurs, notamment les jeunes. Je suis un joueur qui respecte l’autorité. Laurent est un entraîneur très franc, très honnête. Quand il y a un problème, il vient me le dire en direct. Quand ça va bien, il vient me voir aussi. Je pense que c’est une bonne chose qu’il soit ici. »
Le deuxième ligne ne cache pas ses ambitions personnelles, se confiant à Midi Olympique :
« Depuis que j’ai 18 ans, je me suis toujours donné l’objectif d’être la meilleure version de moi. Je veux montrer sur le terrain que j’arrive. Physiquement, j’ai changé grâce au travail et à l’aide des préparateurs et des entraîneurs. Il faut encore que je progresse sur mes courses. Il y a aussi la lecture du jeu que je peux améliorer. »
### Un attachement viscéral à l’USAP
Plus qu’un enjeu sportif, Posolo Tuilagi affiche un lien profond avec le club catalan.
« Je suis arrivé en France en 2007, j’ai pris ma première licence à l’Usap en 2008. Je n’ai porté que ce maillot dans ma carrière. J’ai grandi avec ce club, j’ai vibré et souffert avec lui. »
Pour lui, la lutte pour le maintien dépasse le simple cadre d’une compétition.
« C’est un grand honneur en plus d’une grande responsabilité de pouvoir aider ce club à rester au meilleur niveau français. »
### Le moment idéal pour retrouver son meilleur niveau
La bonne nouvelle pour l’USAP est bien le timing. Malgré une saison largement perturbée par les blessures, Tuilagi semble retrouver ses moyens à l’approche des matchs décisifs. L’arrivée de Jonny Gray a renforcé la concurrence dans la deuxième ligne catalane, mais elle pousse aussi le jeune international à élever son niveau d’exigence.
Son impact physique reste unique dans l’effectif perpignanais. L’USAP sait que si Tuilagi parvient à retrouver sa pleine puissance dans les semaines à venir, il pourrait devenir l’un des atouts majeurs de Laurent Labit dans la bataille décisive que livrent les Catalans pour le maintien.







