L’Aviron Bayonnais s’apprête à clore une saison douloureuse ce samedi soir avec la réception de Perpignan. Pour son dernier match à Jean-Dauger en 2026, le club basque vise un premier succès à domicile, un exploit qui se fait toujours attendre.
Il y a à peine huit mois, difficile d’imaginer une telle dégringolade alors que Bayonne disputait une demi-finale de Top 14 face à Toulouse. Depuis, la chute a été brutale.
Entre tensions internes, blessures à répétition et un recrutement décevant, l’Aviron n’a jamais réussi à retrouver la dynamique positive qui l’avait porté la saison dernière. L’événement le plus marquant reste sans conteste le départ de Grégory Patat en février. Moins d’un an après avoir conduit le club à son meilleur résultat en phase professionnelle, le technicien a été poussé vers la sortie.
Laurent Travers a ensuite pris les rênes de l’équipe, tandis que Gerard Fraser assurait la continuité du projet sportif. Mais le changement de direction n’a pas inversé la tendance : à la sortie de Patat, Bayonne pointait à la 12e place, et huit journées plus tard, le club reste à la même position.
Sur le plan statistique, la baisse de performance est notable : Bayonne engrangeait 2,12 points par match sous Patat cette saison, contre seulement 1,25 sous Travers.
Du côté des joueurs, on refuse toutefois d’imputer les échecs uniquement au changement de manager. Dans Sud-Ouest, Cheikh Tiberghien souligne : « Il y a eu le départ de Greg mais le reste du staff n’a pas changé. Il y a la vie de groupe mais sur le terrain, ça ne nous impacte pas car les lancements, le style et la façon dont on jouait n’ont pas bougé. Ce n’est pas ça qui fait qu’on ne gagne plus. »
Face à une équipe de Perpignan largement remaniée avant son access-match, Bayonne tentera donc de sauver l’honneur devant son public.
En coulisses, la réflexion est déjà tournée vers l’avenir. Gerard Fraser dresse un bilan sans concession des carences actuelles : « Les lacunes de notre jeu sont assez claires. Nous ne sommes pas dominants en conquête, notre défense n’est pas satisfaisante et la discipline est un problème. On doit trouver des solutions pour la suite. »
Ces secteurs devront impérativement être renforcés pour que Bayonne puisse retrouver ses ambitions d’antan.
Par ailleurs, une polémique agite la semaine bayonnaise : la cérémonie d’adieux aux joueurs partants ne se tiendra pas sur la pelouse de Jean-Dauger, contrairement à la tradition.
Dix des douze joueurs quittant le club ont choisi d’organiser cet événement dans un cadre privé, à l’abri des regards du public. Cette décision a suscité beaucoup d’incompréhensions parmi les supporters, révélant une saison décidemment placée sous le signe du retrait et des tensions, souvent jouées dans les coulisses du club basque.







