Yannick Bru, visiblement dépité, s’est présenté devant la presse ce samedi soir après la défaite de son équipe, l’UBB, à domicile face à Clermont. Cette défaite signe la fin de leur maintien dans le top 6 à l’issue de la dernière journée de la phase régulière du Top 14.
Interrogé par **L’Équipe**, l’entraîneur refuse néanmoins de tirer un bilan hâtif de la saison. « Toutes les défaites à la maison sont de trop. Ce n’est pas le moment de faire un bilan à chaud de la saison. En perdant quatre fois à la maison, c’est difficile d’espérer quelque chose. Ce sont des défaites qui se ressemblent. De peu. Dans les derniers instants. On fera une analyse à froid, mais ce n’est pas acceptable, c’est certain. C’est une grosse déception. »
Yannick Bru pointe particulièrement la baisse de régime en seconde période : « Aujourd’hui, notre deuxième mi-temps est catastrophique. Plus les minutes passaient, plus on manquait d’énergie. Il y a eu beaucoup trop d’erreurs individuelles pour gagner ce match face à une équipe de Clermont très efficace et très déterminée. On a une grosse emprise sur la première période. Malgré tout, on donne un essai sur la sirène. Malgré notre mainmise, on n’est devant que de 10 points à la mi-temps. Ce sont beaucoup de petits moins qui nous ont amenés à fond. On n’a pas joué à notre niveau en deuxième période. »
Cette élimination représente à la fois une déception et un choc : « C’est une déception et un choc un petit peu aussi parce qu’on espérait prolonger l’aventure un petit peu plus. On verra si c’est un mal pour un bien parce qu’il nous a manqué beaucoup d’énergie sur la dernière demi-heure du match. Nos absents ont pesé de tout leur poids. »
L’entraîneur revient aussi sur la difficulté de la saison écoulée : « Cette saison, je l’ai vécue comme une descente en bobsleigh ou un tsunami que tu prends dans la figure. Tu es bringuebalé à droite et à gauche. On n’a pas eu une minute pour souffler. C’est notre 34e match ce soir. C’est beaucoup de bonheur d’arracher cette deuxième étoile en Coupe des champions. On termine sur une note amère. Il faudra qu’on réfléchisse avec la tête froide. Pourquoi tous ces blessés, ces échecs à la maison, ces incompréhensions parfois en Top 14 ? Il faudra tout regarder objectivement. La saison est passée diaboliquement vite. »
Il préfère cependant ne pas s’étendre davantage : « Je n’ai pas envie de dire de bêtise, ce n’est pas le moment. C’est une question qu’on pourra légitimement se poser. On va tout peser. Il y aurait des réponses faciles à faire ce soir. Je ne suis pas sûr que ce serait la vérité. »
Désormais, les joueurs de l’UBB vont se tourner vers les sélections nationales. « Le malheur des uns faisant le bonheur des autres… Les joueurs vont aller transpirer sous d’autres maillots. Certains iront peut-être avec le maillot des Springboks. Beaucoup, je pense, iront en équipe de France. D’autres iront avec les Fidji. Je m’attends à voir un bon contingent de joueurs de l’UBB qui ira défendre les couleurs du pays en Nouvelle-Zélande (le 4 juillet), en Australie (le 11) et au Japon (le 18). »







