Ce dimanche, Midi Libre révélait en exclusivité que Mohed Altrad, président du Montpellier Hérault Rugby (MHR), envisagerait de vendre le club. Selon le journal régional, cette vente pourrait survenir dans les semaines à venir, avant le coup d’envoi de la saison 2026-2027.
Face à ces informations, Mohed Altrad a souhaité réagir dans les colonnes de Midi Libre pour clarifier la situation. Il dément formellement tout projet de cession cet été. « Je n’ai jamais dit ça. J’ai dit la chose suivante, et je vous l’ai déjà dit, je ne suis pas éternel parce que je suis un être humain et je ne vois pas de succession. C’est tout ce que j’ai dit », explique-t-il, soulignant que cet aveu renvoie à son objectif constant depuis 2011 : assurer la pérennité du club.
Il rappelle son projet avorté autour du stade de Montpellier, visant à créer une « structure dans les 82 000 m² autour du stade » avec logements, cliniques, commerces et agences bancaires pour stabiliser financièrement le club, « car le système actuel n’est pas viable ». Ce plan, initialement validé par d’anciens maires, n’a finalement pas abouti. « Sans ça, je ne vois pas qui peut être intéressé par le rachat d’un club de rugby. La majorité des clubs est déficitaire », précise-t-il.
Mohed Altrad balaie également les rumeurs d’une démotivation liée aux difficultés rencontrées : « Personne ne me démotive. Je sais traiter ce genre de situation. La démotivation, ce n’est pas dans mon dictionnaire. » Et d’affirmer son engagement à mener le club au moins jusqu’en septembre prochain : « Oui. Il n’y a pas de démission. Je sais que je ne suis pas jeune (sourire), mais je suis en vie. Tant que je suis en état de gérer ce club, je serai là, bien que ça coûte chaque année entre dix et douze millions d’euros. »
Quant à la perspective d’un rachat, le président est catégorique : « Je ne suis pas au courant de ça, pas du tout. Personne ne va acheter ce club, c’est clair. »
Enfin, concernant les rumeurs de collaboration avec Béziers, Mohed Altrad ne ferme pas la porte : « On a discuté pendant des années avec le maire, M. Ménard. Il nous accueille à bras ouverts. On peut avoir tous les terrains qu’on veut à des prix extrêmement bas parce qu’il a les moyens de le faire. Ma priorité était de rester à Montpellier, mais avec un projet, pour boucher le trou. »
Il tempère néanmoins ce potentiel rapprochement en soulignant les contraintes : « Même s’il y a quelque chose de signé avec Béziers aujourd’hui, le stade a besoin d’être renouvelé. Il faut voir avec la mairie leur projet, la surface du terrain, à quel prix, etc. Une fois que tu as mis ça au clair, il faut faire des travaux : parkings, loges, rénovation. Ça, c’est minimum l’affaire d’une année. »
Mohed Altrad réaffirme ainsi sa détermination à rester aux commandes du MHR, tout en appelant à une vision claire et structurée pour assurer l’avenir du club.







