Mattéo Le Corvec, ancien joueur du Rugby Club Toulonnais, a rejoint l’USAP l’été dernier. Ce samedi, il disputera un match décisif : l’access match contre Provence Rugby, une rencontre cruciale pour assurer le maintien des Catalans en Top 14. Pour décrocher leur billet, l’USAP devra s’imposer au Stade Maurice-David face aux Aixois.
Interrogé par L’Indépendant, Mattéo Le Corvec analyse cette confrontation avec lucidité : « C’est une équipe costaude. Nous avons pu regarder la première mi-temps et nous avons vu que Vannes avait été un peu embêté. De toute façon, que ce soit Vannes ou Provence, nous savions que l’adversaire serait costaud. On va bien se préparer. Les mecs qui sont restés à la maison se sont bien préparés et on va les rejoindre. On va bosser à 40 ! Parce que nous sommes tous solidaires. Ce match, on va le gagner à 40. »
Le confident de l’USAP insiste sur la solidité de leur futur adversaire : « Franchement, ils ont eu une équipe assez complète dans tous les domaines. Mais notamment leur pack. En mêlée, c’est très costaud. On l’a vu contre Vannes, ils les ont emmerdés. Dans les phases de combat, il va falloir être présent. Il va falloir bien les respecter. Parce que c’est une équipe qui mérite d’être respectée. Ils ont fait une grosse saison. À nous de faire le match parfait contre eux. Puis c’est une équipe du sud-est, donc ça va être raide (sourire) ! »
L’enthousiasme de Mattéo Le Corvec est palpable à l’approche de ce rendez-vous crucial : « On a hâte d’y aller… et de bien terminer cette saison. Parce qu’elle est usante. Elle nous a tous fatigués, franchement. J’ai hâte qu’on profite de ces derniers instants tous ensemble, avec les mecs qui vont partir bientôt. Qu’on en profite tous ensemble. Qu’on se fasse un bon match, qu’on gagne. Et qu’on passe ensuite à la saison d’après. »
Enfin, le joueur revient sur la défaite du week-end précédent sur la pelouse de Bayonne, un match marqué par la jeunesse et l’engagement de ses coéquipiers : « Il y avait beaucoup d’enthousiasme. Avec des mecs comme Diego (Mascarenc), et les jeunes qui faisaient leur première : les deux Simon (Sol et Taty) et Thomas (Serezat) le deuxième ligne. Franchement, non. C’était un plaisir de jouer avec ces jeunes. Ils ont tout lâché. Nos jeunes se sont envoyés comme des chiens. Le score ne reflète pas trop, je trouve, l’engagement qu’on y a mis. On a manqué beaucoup de précision. Et l’arbitre, on se l’est mis un peu à dos, malheureusement. Mais je retiens vraiment que les jeunes se sont envoyés comme des diables. »







