Après avoir décroché le titre de champion de Pro D2 face à Provence Rugby, le RC Vannes ne compte pas traîner avant de préparer son avenir en Top 14.
Quelques heures seulement après l’officialisation de la montée, Jean-Noël Spitzer, le manager du club, avait déjà lancé un appel clair à la direction : pour s’installer durablement dans l’élite du rugby français, Vannes devait franchir un nouveau palier.
Ce message a visiblement été entendu.
Dans une interview accordée à Midi Olympique, le président du club, Olivier Cloarec, a confirmé l’arrivée imminente de plusieurs renforts, à la fois sur le terrain et dans le staff. « Nous aurons sans doute deux renforts supplémentaires. On s’est rendu compte qu’il fallait des joueurs, de bons joueurs sur le terrain mais aussi un staff solide », a-t-il expliqué. Cette stratégie rejoint parfaitement la volonté exprimée par Jean-Noël Spitzer, qui insistait sur la nécessité d’augmenter les moyens humains afin de rivaliser avec les autres clubs du Top 14.
Le recrutement concernera notamment l’encadrement sportif. « Comparativement aux autres staffs du Top 14, le nôtre était plus restreint », a reconnu Olivier Cloarec. Pour y remédier, un nouveau préparateur physique va être engagé dès cet été, accompagné très probablement d’un renfort au sein du staff technique. « Ce serait un ancien joueur passé par le club qui aurait un rôle spécifique afin de consolider l’encadrement actuel », a précisé le président.
Ce renforcement marque un soutien clair à la vision de Jean-Noël Spitzer, qui estime que le maintien en Top 14 passera aussi par un staff élargi et renforcé.
Le RC Vannes avait d’ailleurs envisagé deux scénarios cette saison : la montée en Top 14 ou la poursuite en Pro D2. Olivier Cloarec témoigne : « On avait envisagé les deux scénarios depuis un moment, évidemment. Ce Top 14, on le connaît, on l’a fréquenté : on sait ce qui a marché et ce qui n’a pas marché. Avec 36 points, ça avait été une belle saison, nous avions fait jeu égal avec bon nombre d’équipes… On s’était rendu compte que l’on arrivait à rivaliser jusqu’à la 60e minute mais que les fins de match étaient plus compliquées. On n’avait pas la profondeur d’effectif suffisante. Nous en avons tiré de vraies leçons. Et nous avons plus de recul cette fois-ci. »
« Il y a deux ans, on était pleinement dans l’émotion, on avait vécu la montée comme un rêve. Là, tout le monde est conscient de ce qu’il faut améliorer. Il nous reste quelques semaines pour finaliser ce projet et le budget en allant chercher quatre ou cinq joueurs qui peuvent faire la différence et qui rejoindraient les recrues déjà connues. À l’image de Boniface, Hulleu ou Popelin, ce sont des joueurs confirmés qui ont nous ont fait confiance bien que nous n’avions pas alors la certitude de monter… Cela prouve que nous avons des atouts et des arguments forts pour recruter. »
Sur le plan économique, le RC Vannes affiche également une ambition forte. Actuellement soutenu par 700 partenaires privés, le club vise désormais le cap des 1 000. « À l’heure actuelle, ce sont 700 partenaires privés qui nous accompagnent et nous avons l’objectif d’aller chercher les 1000 partenaires », a indiqué Olivier Cloarec. Cette progression est essentielle pour renforcer la stabilité financière du club et soutenir ses ambitions sportives.
Le développement des infrastructures reste une priorité majeure. Le président vannetais a confirmé que le projet d’agrandissement du stade La Rabine avance conformément au calendrier. « La Rabine est le poumon économique du club. On a un projet de nouvelle tribune. La construction devrait démarrer dans un an avec une année de travaux derrière », a-t-il annoncé.
En attendant cet agrandissement, un nouvel espace d’hospitalités sera opérationnel dès la reprise, permettant d’accueillir 300 partenaires supplémentaires.
Le RC Vannes ne veut plus seulement découvrir le Top 14. Fort d’une stratégie ambitieuse en termes de recrutement, d’encadrement et d’investissements, le club breton entend désormais s’y installer durablement, sur le terrain comme en dehors.







