À quelques semaines de son arrivée au Rugby Club Toulonnais, Gaël Fickou s’est livré avec sincérité sur ses derniers mois au Racing 92, marqués par des temps de jeu plus restreints et une absence remarquée du XV de France lors du dernier Tournoi des Six Nations. Cette période délicate l’a incité à une profonde remise en question et a renforcé son désir de relever un nouveau défi.
L’arrivée de Patrice Collazo à la tête du Racing 92 a bouleversé certaines habitudes au sein de l’équipe. Le centre international a eu des échanges francs avec son manager sur son temps de jeu, expliquant à **L’Équipe** : « Patrice veut changer les choses. Je ne dis pas que je suis d’accord sur tout, mais je respecte ses décisions. Je les comprends aussi. » Malgré cela, Fickou refuse l’idée d’une mise à l’écart : « J’ai quand même beaucoup joué cette saison. » Il souligne que la difficulté du Top 14 nécessite désormais une gestion rigoureuse des effectifs : « Le Championnat est tellement dur que si tu enchaînes tous les matches, tu es cramé. »
L’absence dans la sélection nationale a particulièrement pesé sur le joueur, habitué aux rôles de titulaire et de vice-capitaine du XV de France. « Le fait de ne pas avoir été en bleu me motive, » confie-t-il, évoquant la remise en question que cette situation lui a imposée. « Toute ma carrière, ça a été presque comme une évidence d’être titulaire, vice-capitaine de l’équipe de France, etc. » Il admet : « Le plus difficile, c’est cette remise en question. » Mais cette épreuve a finalement renforcé sa détermination : « C’est le bon moment pour me stimuler, relever ce défi. »
Bien qu’il soit encore sous contrat avec le Racing, Gaël Fickou se projette déjà vers son nouveau club. Il connaît les exigences qui l’attendent à Toulon : « Je sais ce qui m’attend à Toulon. La pression de l’environnement. » Conscient des attentes, il affirme : « Je reviens dans mon club et j’ai conscience d’avoir l’obligation d’être performant, de briller, de tirer ce club vers le haut. » Son ambition va au-delà, avec un objectif personnel majeur : « Et d’atteindre enfin mon objectif final avec cette Coupe du monde. »
Malgré une fin d’aventure plus contrastée, Fickou préfère retenir les bons souvenirs. « Les débuts étaient fous, incroyables. » Cependant, il reconnaît que les relations avec le club francilien se sont tendues ces dernières années : « La fin est un peu plus compliquée. Les deux dernières années ont été un peu sous tension. » En quittant le Racing, il espère conclure sur une note positive : « Mais j’espère que l’aventure va bien se terminer avec une qualification. Et pourquoi pas plus… »
Puis viendra le temps de tourner définitivement la page et d’attaquer l’un des plus grands challenges de sa carrière sous les couleurs du Rugby Club Toulonnais.







