À quelques jours du barrage de Top 14 entre la Section Paloise et le Racing 92, Patrice Collazo, manager du Racing, se prépare à une confrontation ardue face à une équipe béarnaise impressionnante et invaincue au Hameau cette saison.
Si la Section Paloise avance avec de solides arguments, Collazo rappelle que son équipe dispose également d’atouts pour faire la différence. Côté effectif, le Racing devra composer sans Wame Naituvi, blessé au genou contre Toulouse, mais peut espérer retrouver Nathan Hughes, puissant troisième ligne anglais auteur d’un excellent début de saison. Thomas Lainault se rapproche aussi d’un retour, tandis que Fabien Sanconnie sera suspendu.
Le manager francilien ne cache pas son admiration pour la Section Paloise, qu’il estime sous-évaluée malgré sa quatrième place au classement. « Pour moi, c’est une équipe qui aurait pu largement finir dans le top 2. Ils font une saison remarquable », confie-t-il à L’Équipe, soulignant le travail de fond mené par Sébastien Piqueronies : « On est sur l’aboutissement d’un projet à long terme, mené par Sébastien Piqueronies, avec une politique de club, de la stabilité et des jeunes joueurs. »
Collazo refuse de réduire le succès paloise à son jeu aérien ou à ses lignes arrière : « Je trouve que ce serait réducteur de résumer Pau à leurs trois-quarts et aux duels aériens. » Selon lui, les Béarnais se montrent redoutablement efficaces dans les 22 mètres adverses, « hyper structurés, hyper cliniques ».
Malgré la pression que pourrait représenter ce retour en phase finale après 26 ans, à domicile devant un stade complet, Collazo estime que Pau a tous les ingrédients pour être galvanisé : « Je pense qu’ils ont tout pour être au rendez-vous, être galvanisés. » Mais le technicien met en avant la force de son Racing dans son rôle d’outsider : « Je trouve que nous, on n’est pas très à l’aise avec les évidences. À chaque fois que c’était une évidence pour nous, on a eu du mal. » Il conclut ainsi sur un avertissement qui reflète son état d’esprit combatif : « Par contre, quand ce n’est pas évident et qu’on est en mode challenger, attention quand même. »






