Porté par une dynamique retrouvée après une fin de saison spectaculaire, le Stade rochelais s’apprête à disputer un match décisif ce dimanche sur la pelouse du Stade Français. À deux jours de ce barrage de Top 14, Grégory Alldritt a livré un message clair devant la presse : « la qualification n’est qu’une étape » et son équipe vise à poursuivre l’aventure aussi longtemps que possible.
Après plusieurs mois difficiles, les Maritimes abordent les phases finales avec une confiance renouvelée, contrastant avec les doutes qui planaient encore il y a quelques semaines.
Via Midi Olympique, le capitaine rochelais souligne que son équipe arrive à ce rendez-vous au meilleur moment de la saison. Il déclare : « Oui, on arrive avec de la confiance au meilleur moment. Même si je pense qu’on aurait aimé avoir un petit matelas confortable quand même. On s’est fait peur. Mais pour une fois, depuis deux ans, le destin nous a souri et on a eu un petit coup de chance aussi avec ce match Bordeaux-Clermont. Donc, on prend. »
Pour ce déplacement à Paris, La Rochelle pourra compter sur le retour d’Oscar Jegou, un renfort de poids dans une troisième ligne déjà bien étoffée. Alldritt insiste sur l’importance de ce retour : « Je pense qu’il y a très peu d’équipes qui aimeraient se passer d’Oscar. Il est extrêmement important, extrêmement performant avec nous depuis le début de la saison. Donc, de le retrouver, c’est génial. Et en plus de ça, il fait partie de ces joueurs qui apportent énormément d’énergie, il fait énormément de bien aux joueurs à côté de lui. Et c’est un très, très bon sauteur en touche, il va nous faire du bien. »
Si certains voient La Rochelle comme un outsider libéré, Alldritt décline cette lecture. Le capitaine refuse l’idée selon laquelle son équipe « n’aurait rien à perdre » dans ce barrage : « Ça fait depuis deux mois qu’on a tout à gagner, quand même… Personne ne nous voyait… Tout le monde nous disait que ça allait être compliqué d’accrocher les huit. Maintenant, on rentre dans des phases finales. “On n’a rien à perdre”, je n’aime pas cette phrase ! Lundi, si on a perdu, on sera aussi déçus que si le Stade Français a perdu. Ce sont des phases finales, on ne les joue pas pour les perdre. Quoi qu’il se passe dimanche soir, il n’y aura pas quelqu’un qui sera content parce qu’il a perdu un barrage. Nous, on veut jouer des phases finales pour gagner nos matchs. Si on gagne, on passe à l’étape d’après. Si on perd, il faudra le digérer et repartir au travail. Il n’y a pas de satisfaction dans la défaite. »
Le troisième ligne refuse aussi qu’une éventuelle élimination soit atténuée par la spectaculaire remontée des dernières semaines. Il rappelle que l’ambition du club dépasse largement le simple fait d’être en phases finales : « Les supporters seront contents parce qu’ils ont gagné une semaine de plus d’excitation mais si on perd ce week-end, j’exagère un peu mais ça aura la même saveur que si on ne s’était pas qualifié. Les saisons, ça passe vite, on ne sait pas combien de phases finales on jouera encore. On a la chance d’y être donc il ne faut pas avoir de petites ambitions. On a le droit de perdre au Stade français mais par contre, ce que j’ai dit à l’équipe, c’est que si on perd, on perd en ayant tout essayé, en ayant attaqué du début à la fin, que ce soit en défense ou en attaque, et en laissant tout ce qu’on a sur le terrain. »
Déterminé et lucide, Grégory Alldritt incarne l’état d’esprit du Stade rochelais à l’approche de ce rendez-vous crucial. Pour les Maritimes, l’objectif est simple : prolonger l’aventure et prouver que leur remontée spectaculaire n’était que le début de quelque chose de plus grand.







