Le Stade Français a dominé le Stade Rochelais ce dimanche soir en barrage du Top 14, offrant une performance spectaculaire devant un public enthousiaste à Jean-Bouin. Au cœur de ce triomphe, Romain Briatte s’est particulièrement illustré en inscrivant un triplé, marquant sans doute l’une des plus belles soirées de sa carrière.
Cependant, cette victoire éclatante est assombrie par une inquiétude médicale. Touché à l’épaule lors de la rencontre, le troisième ligne espère récupérer rapidement en vue de la demi-finale programmée à Marseille. Quelques minutes après le match, Briatte a fait part de sa situation : « A chaud ça va. Il y a un mois je me suis fait une subluxation face à Lyon. Je m’étais fait infiltrer. Et là, je me fais mal sur le dernier essai. » Malgré cette douleur, son objectif est clair : « On va bien glacer cette semaine et j’espère que ça tiendra pour Marseille. »
Auteur d’un triplé, Romain Briatte a vécu une soirée exceptionnelle, d’autant plus marquante qu’il n’avait encore jamais marqué cette saison. « Je marque trois essais ce soir, oui. J’en avais zéro sur toute la saison cette année, je me suis fait pas mal chambrer », a-t-il confié avec humour, avant de souligner l’importance du collectif : « Ça fait plaisir de toucher des ballons et marquer des essais. Ça récompense le travail de l’équipe. »
Outre son impact offensif, Briatte a mis en lumière la progression du Stade Français dans le secteur de la conquête, véritable poids lourd face à La Rochelle. Il a salué le travail des entraîneurs : « Ça fait un petit moment que l’on travaille de mieux en mieux sur la touche avec Freshwater et Kodela. Il y a un super job et ça se voit le week-end. »
Le troisième ligne n’a pas non plus caché la qualité humaine du groupe parisien, qui, selon lui, fait la différence dans les matches à enjeu : « Il y a des joueurs qui puent le rugby et c’est plus facile de travailler avec des mecs comme ça. On a une super équipe. »
Déjà tourné vers l’avenir, Briatte et ses coéquipiers savent que la demi-finale face à Montpellier sera un défi de taille. « On va se reposer et bien bosser car on connaît cette équipe de Montpellier. Il va y avoir un gros duel dans les mauls et en mêlée. » À seulement 80 minutes d’une éventuelle finale, l’optimisme reste de mise : « Donc on va se reposer et repartir au boulot demain. On est à un match d’une finale, tout peut arriver maintenant. »







