Le Stade Français enflamme le Top 14 et vise désormais le titre. Un an après avoir lutté pour son maintien, le club parisien s’est offert une démonstration de force en demi-finale en écrasant le Stade Rochelais sur sa pelouse de Jean-Bouin, 45-5.
Les Rochelais, emmenés par Ronan O’Gara, ont paru dépassés, incapables de rivaliser dans l’engagement, la conquête et l’intensité. Même leur capitaine, Grégory Alldritt, a reconnu l’ampleur de la supériorité parisienne : « Le Stade Français, c’est costaud. On ne s’attendait pas à une telle intensité, cela nous a surpris. Les Parisiens avaient une défense hyper agressive, une énergie débordante. Nous n’en avions pas assez. »
Le succès du Stade Français ne s’explique pas seulement par son agressivité mais aussi par une stratégie parfaitement exécutée. Jeremy Ward, centre sud-africain, a dévoilé le plan : « Pendant la semaine, on avait dit qu’il fallait imposer un gros rythme durant les dix premières minutes. On savait qu’on avait le public derrière nous. » Ce début de match décisif, soutenu par un stade Jean-Bouin à guichets fermés, a étouffé toute tentative de réaction de La Rochelle : « S’ils avaient marqué durant ces dix premières minutes, le match aurait peut-être été différent. »
Fort de cette performance, le Stade Français s’affirme désormais comme un candidat sérieux au Brennus. L’équipe, équilibrée et portée par une confiance immense, affiche désormais des ambitions claires. Paul Gustard, entraîneur anglais, ne cache pas ses objectifs : « L’objectif pour nous, ce n’est pas la demi-finale, c’est la finale et le titre. » Il rappelle également que peu croyaient en eux en début de saison : « Au début du championnat, j’étais peut-être le seul à penser que l’on finirait dans le Top 6. C’est encore mieux que ça. »
Le contraste avec la saison dernière est frappant. À la même période, le club parisien se battait pour sa survie en Top 14. Aujourd’hui, le visage a radicalement changé. Le capitaine Paul Gabrillagues souligne cette métamorphose : « La confiance, on l’a depuis un bon moment. On a créé ça tout au long de la saison. Ce n’est pas du tout le même visage que l’an dernier. » Selon Jeremy Ward, c’est aussi un retour aux valeurs fondamentales du club qui explique cette renaissance : « On a vu l’ADN du Stade Français contre La Rochelle. On a beaucoup parlé des valeurs du club cette semaine. Avec cette victoire, on a envoyé le message qu’on était candidat au Bouclier de Brennus. »
Prochaine étape pour le Stade Français : Montpellier, déjà qualifié pour les demi-finales et attendu plus frais à Marseille. Mais les Parisiens sont déterminés à ne rien lâcher. Paul Gustard prévient : « C’est vrai, c’est un peu le même style que nous. Cela va être une belle bataille. » Jeremy Ward partage cette analyse : « Une grande bataille. Il faudra qu’on mette encore plus d’énergie. »
L’énergie, désormais signature du Stade Français, pourrait bien tenir la clé de son destin et le mener jusqu’au Stade de France.







