Le RC Vannes vise haut pour la saison prochaine. Fort du succès populaire rencontré lors de la délocalisation au Roazhon Park cette année, le club breton envisage désormais d’organiser non pas un, mais deux matchs hors de son stade de La Rabine en Top 14.
L’objectif est clair : étendre la visibilité du rugby breton tout en profitant de stades plus vastes, capables d’accueillir plusieurs dizaines de milliers de supporters.
### Rennes, un premier choix confirmé
L’expérience au Roazhon Park a convaincu les dirigeants vannetais. Olivier Cloarec, président du club, ne cache pas son enthousiasme dans les colonnes du *Télégramme* : « La délocalisation à Rennes a été quelque chose d’assez extraordinaire. C’était une première pour nous et l’engouement a été fou. »
Face à cet engouement, le dirigeant souhaite réitérer l’aventure : « Cette première expérience nous fait dire qu’il faut la réitérer. Et oui, on a envie de retourner jouer au moins une fois à Rennes cette saison en Top 14. »
Le RC Vannes espère même y organiser une affiche prestigieuse : « On aimerait recevoir Toulouse ou Bordeaux et en faire un événement extraordinaire », affirme Olivier Cloarec.
### Nantes, une nouvelle destination envisagée
Le projet ne s’arrête pas là. Le club breton a entamé des discussions pour délocaliser une deuxième rencontre à Nantes, dans le stade de la Beaujoire, qui peut accueillir plus de 35 000 spectateurs.
« On a été sollicités par Nantes aussi, on est allés les rencontrer. C’est un stade qui fait aussi partie de l’histoire de la Bretagne », explique le président.
L’attractivité de la Loire-Atlantique pèse dans cette réflexion. « Beaucoup de supporters de Loire-Atlantique viennent au stade de La Rabine. Ça nous intéresse d’aller sur ce territoire sur lequel on n’a pas encore évolué », ajoute-t-il.
Plusieurs rencontres majeures sont envisagées, avec la présence souhaitée de clubs tels que : « le Stade Toulousain, Bordeaux-Bègles, le Racing 92 ou La Rochelle pour disputer ces rencontres. »
### La Rabine reste le cœur du projet
Malgré ces ambitions de délocalisation, le RC Vannes veut rassurer ses supporters attachés à La Rabine. Olivier Cloarec est formel : « Notre projet sportif se construit autour de La Rabine. Le poumon économique du club, et le budget qu’on construit, c’est le stade de La Rabine. »
Il insiste : « Il n’est pas question pour nous de nous projeter ailleurs avec le RCV. »
### Un enjeu sportif mais aussi économique
Au-delà de l’aspect populaire et du développement du rugby en Bretagne, ces délocalisations ont également un intérêt financier majeur.
Le président révèle : « Si on prend vraiment le jour du match, on arrive à peu près à doubler la recette qu’on fait au stade de La Rabine. »
Il précise : « On doit générer autour de 100 000 euros supplémentaires en allant jouer là-bas. »
Alors que le RC Vannes s’installe durablement dans le paysage du rugby professionnel français, ces projets pourraient permettre au club de franchir un nouveau cap, tant en visibilité qu’en développement économique.







