Le feuilleton Esteban Capilla continue d’agiter le marché des transferts. Auteur d’une saison remarquable avec l’Aviron Bayonnais, le troisième ligne suscite l’intérêt de plusieurs clubs, dont le prestigieux Stade Toulousain.
Face aux nombreuses spéculations, le président bayonnais Philippe Tayeb a tenu à clarifier la situation dans un entretien accordé à Midi Olympique. « Il est sous contrat, il sera joueur de l’Aviron la saison prochaine. On relancera les négociations, on va se battre pour garder un de nos talents », affirme-t-il fermement.
Pour illustrer sa détermination, Tayeb cite l’exemple du Paris Saint-Germain après le départ de Kylian Mbappé : « Quand Mbappé est parti du PSG, c’était la fin du monde. Enrique a dit : “Est-ce que j’ai la confiance du président et du propriétaire ? Oui, donc je vais continuer à travailler.” Le PSG a été deux fois champion d’Europe. La réponse est là. » Le dirigeant souligne également l’importance du collectif : « Aujourd’hui, l’équipe de l’Aviron doit être un collectif, pas des individualités. »
Il dénonce en outre les informations erronées parues dans Sud-Ouest, qui affirmaient que « Philippe Tayeb et Laurent Travers voulaient vendre Esteban Capilla pour une somme conséquente. Encore un mensonge ! »
Quant aux rumeurs persistantes concernant un intérêt du Stade Toulousain, Philippe Tayeb dément catégoriquement. « Archi faux. Toulouse n’est pas offensif et ne nous a proposé aucune transaction avec Capilla. » Toutefois, le président reconnaît avoir eu des discussions franches avec son joueur au sujet de son avenir : « J’avais dit à Esteban que s’il n’était plus heureux et qu’on ne pouvait pas lui apporter les moyens de ses ambitions, on discuterait. » Mais sa position reste claire : « Moi, je veux le garder. La première proposition n’a pas abouti, mais on va continuer à travailler dessus. »
Conserver un international ou un futur international comme Capilla nécessite des investissements conséquents. Interrogé sur les moyens financiers du club, Tayeb admet l’importance d’adapter les efforts à l’ambition sportive : « Si on veut avoir des internationaux, on devra faire des efforts financiers. » Cependant, il rappelle aussi les limites du modèle économique bayonnais : « Je le répète, on ne peut pas faire n’importe quoi à Bayonne. On n’a pas un milliardaire pour renflouer les comptes et boucher les déficits. Nous sommes sur une économie réelle. »
Une chose est claire : Bayonne ne compte pas laisser partir Esteban Capilla sans livrer bataille.







