
Le feuilleton entre Mohed Altrad et la Ville de Montpellier est loin d’être terminé. Plus de quinze ans après son arrivée à la tête du MHR, le président montpelliérain continue de dénoncer le blocage autour du stade, qu’il considère comme un frein majeur au développement du club.
Au point d’évoquer une nouvelle fois la possibilité d’un départ… avec Béziers en ligne de mire.
« Je ne suis pas le bienvenu »
Pour Mohed Altrad, l’origine du problème est clairement identifiée.
Le dirigeant explique que les discussions avec les différentes municipalités n’ont jamais permis d’aboutir à une solution concernant le Septeo Stadium, qu’il souhaitait acquérir afin de développer le modèle économique du MHR.
Dans les colonnes de L’équipe, le président du club ne cache pas son incompréhension :
« La question du stade est essentielle dans le modèle économique. Elle est malheureusement au point mort. Le sujet a commencé avec l’élection de Philippe Saurel puis celle de Michaël Delafosse. Il y a eu beaucoup de discussions, de courriers et de réunions. Je n’ai jamais compris pourquoi ça avait capoté. Mais je ne suis pas le bienvenu aux yeux des édiles successifs. »
Selon lui, cette situation empêche le club de poursuivre sa progression.
« Un stade est absolument nécessaire »
Mohed Altrad estime qu’un club ambitieux ne peut pas se développer sans maîtriser son enceinte.
Il pointe également le vieillissement des installations :
« Un stade est absolument nécessaire pour faire grandir des clubs comme le MHR. Celui-là a été inauguré en 2007. Depuis, il n’y a pas eu de rénovation, que ce soit pour l’éclairage ou la sonorisation qui est défectueuse. On ne doit pas oublier que le public ne vient pas que pour le match. »
Le président héraultais va même plus loin en dénonçant un dialogue devenu impossible avec les collectivités.
Il affirme :
« C’est décourageant et surtout une perte de temps. Les collectivités locales n’ont pas le même discours que moi. Une des deux parties ment. Et moi, je n’ai aucun intérêt à mentir. Dans la vie d’un entrepreneur, si tu n’avances pas, tu régresses. »
Béziers toujours dans un coin de sa tête
Face à cette impasse, Mohed Altrad refuse toutefois de fermer des portes.
S’il assure ne jamais avoir envisagé de quitter brutalement Montpellier, il rappelle que d’autres solutions existent.
Le patron du MHR lance ainsi un avertissement clair :
« Je n’ai jamais pensé à claquer la porte mais le club peut être à Montpellier ou ailleurs, et notamment à Béziers, où Robert Ménard nous accueillerait avec plaisir. On ne sait toujours pas où aller. »
Avant de conclure avec un regret évident :
« Bien sûr, ce serait une déception de devoir partir car la place du MHR est à Montpellier, encore plus aujourd’hui avec le foot qui est descendu en Deuxième Division. »
Plusieurs scénarios autour de Béziers avaient déjà été évoqués ces derniers mois, notamment l’idée d’une maîtrise d’une nouvelle enceinte permettant au MHR de poursuivre son développement. Mais à ce stade, aucune décision n’a été prise et le bras de fer avec la municipalité montpelliéraine reste entier.
Affaire à suivre…







