À quelques jours de la finale du Top 14 entre Toulouse et Montpellier, Louis Picamoles dresse un portrait élogieux de la montée en puissance spectaculaire du MHR. L’ancien international français, qui a porté les couleurs des deux finalistes, salue le travail rigoureux de Joan Caudullo et les choix audacieux du président Mohed Altrad.
Pour Picamoles, la transformation du club héraultais n’est pas le fruit du hasard. Selon lui, Montpellier récolte aujourd’hui les fruits d’une stratégie mûrement réfléchie, lancée il y a plusieurs années. Il confie à Midi Olympique : « Je ne sais pas si le MHR a rattrapé son retard sur Toulouse, mais l’évolution actuelle me semble très positive. Avec le concours du président Altrad et surtout l’énorme travail de Joan Caudullo, le club essaie de mettre en place cette culture maison et en récolte aujourd’hui les premiers fruits. »
L’ancien troisième ligne souligne également le courage du président montpelliérain, qui a su « avoir le courage de lui confier les clés du camion et de voir ce que cela donnerait. » Joan Caudullo, un homme du sérail, incarne ce pari réussi.
Montpellier s’inspire désormais d’un modèle éprouvé, celui du Stade Toulousain. « Cette idée, inspirée du modèle toulousain, qui consiste à confier les clés du club à ses anciens, porte aujourd’hui ses fruits. » Cette philosophie traverse toutes les catégories du club, « des professionnels jusqu’aux U14, chaque catégorie compte d’anciens joueurs du club. Ce n’est pas un hasard si cela fonctionne aujourd’hui chez les pros, mais aussi dans les équipes de jeunes. »
Les résultats sont probants : « Nous avons été champions de France Alamercery l’an dernier. Samedi, nous avons remporté le titre Crabos. Petit à petit, la formation redevient quelque chose d’essentiel au MHR. »
Louis Picamoles connaît bien Joan Caudullo, avec qui il a grandi au club : « Quand je suis arrivé au club, il était déjà là. Nous sommes deux gamins formés ici. » Il explique que son ancien coéquipier affichait dès ses débuts une vision particulière : « Dès ses premiers pas chez les pros, Jo aimait analyser, comprendre les choses, chercher comment progresser individuellement mais aussi améliorer le collectif. » Et aujourd’hui, ce travail patient porte ses fruits : « Ce que l’on voit aujourd’hui est le résultat de graines semées il y a cinq ans. »
Malgré les progrès du MHR, Toulouse demeure le grand favori de la finale. Picamoles constate : « Depuis cinq semaines, beaucoup s’interrogeaient sur leur niveau de forme ou celui de certains joueurs. Puis, d’un coup, ils ont répondu présent. La demi-finale a dissipé beaucoup de doutes. » Le verdict est catégorique : « Aujourd’hui, Toulouse est archi-favori. Pour certains clubs, assumer ce statut pourrait être compliqué. Pour Toulouse, ce n’est pas un problème. »
Pour autant, il ne condamne pas Montpellier avant le coup d’envoi : « Montpellier a montré tout au long de la saison qu’il était une équipe de défis. Et qu’elle était capable d’en relever n’importe lequel. »







