À quelques heures de la finale du Top 14, Frédéric Michalak met en lumière un secret bien gardé du Stade Toulousain : une préparation hors norme des grands rendez-vous, bien au-delà du seul talent de ses joueurs.
L’ancien demi d’ouverture international souligne que c’est ce savoir-faire qui a permis aux Rouge et Noir d’écraser le Racing 92 en demi-finale, sur un score fleuve de 71-17.
« Toulouse, c’est un monde à part », affirme Michalak, précisant dans une interview accordée à RMC Sport :
« À Toulouse, ils savent aborder ce genre de rendez-vous. On l’a vu dans la préparation de leur demi-finale déjà. On a vu les Toulousains en mode sous-marins. Patrice Collazo l’a beaucoup dit. Nous, on n’avait pas l’habitude, même dans la réservation des hôtels et tout ce qu’il y a autour. Toulouse, c’est un monde à part, ils savent se préparer au bon moment. »
L’ancien joueur reconnaît la supériorité tangible des Toulousains et admet que le Racing 92 a vite senti qu’il ne pourrait pas rivaliser :
« Nous, on l’a senti même si on a voulu faire en sorte de ne pas se mettre de pression, au final on a pris 70 points et on n’a pas rivalisé. On aurait dû rivaliser. Mais on est passé à côté et je pense que Toulouse était vraiment au-dessus. Il y avait un sentiment d’impuissance. »
Malgré ce constat, Michalak refuse d’écarter les chances de Montpellier en finale, qu’il voit comme le véritable adversaire capable de faire chuter le triple champion de France.
« Toutes les dynasties tombent à un moment donné. Quelle équipe est la plus capable de faire tomber cette équipe ? Je pense que c’est Montpellier car l’UBB a joué sur les deux tableaux. Mais je pense que leur pack, leur façon de jouer, leur défense… Les Montpelliérains ont été constants toute l’année et ils savent se reposer sur leur pack », analyse-t-il.
Il poursuit :
« Pour moi, c’est l’équipe la plus difficile à battre cette saison. Ils sont bons sur la conquête, au pied, en défense. »
Pour Michalak, la finale sera aussi un défi mental de taille pour Montpellier, qui devra gérer la pression face à l’expérience toulousaine.
« Il faut qu’émotionnellement, Montpellier y arrive. Il faut se préparer à ce combat. Ce sera un vrai combat et pas seulement un match de plus », avertit-il.
Présent lui aussi pour commenter la demi-finale, Denis Charvet ne cache pas son admiration mêlée d’incrédulité devant la démonstration toulousaine :
« Pour moi, c’est trop gros pour être vrai. Ça paraissait… Je n’ai jamais vécu un moment comme ça même depuis les tribunes. »
Alors que la finale approche, Toulouse apparaît plus que jamais prêt à défendre son titre, fort d’une préparation minutieuse et d’une confiance intacte, tandis que Montpellier s’apprête à relever un défi aussi physique que psychologique pour tenter de renverser la hiérarchie.







