Le Stade Toulousain inscrit un nouveau chapitre glorieux dans l’histoire du rugby français. En s’imposant face à Montpellier en finale du Top 14, les Rouge et Noir ont remporté un quatrième Bouclier de Brennus consécutif, une prouesse rare dans la compétition.
Au cœur de la liesse, Antoine Dupont, capitaine emblématique de Toulouse, confie que les joueurs mesurent encore peu l’ampleur de leur exploit.
« Il faut vraiment savourer ces moments », a-t-il souligné, insistant sur la difficulté de maintenir ce niveau d’excellence dans un championnat toujours plus compétitif.
« Je pense qu’on ne se rend pas compte pour le moment de l’exploit que l’on fait. Gagner quatre titres d’affilée en Top 14 quand on voit la difficulté que c’est que de gagner des matches chaque week-end et l’étau qui se resserre d’année en année, mais on arrive à rester là, à garder cette motivation et cette envie. Il faut vraiment savourer ces moments car ils sont rares et précieux. Je ne sais pas si tout le monde se rend compte mais il faut se féliciter de ce que nous avons fait ce soir. »
Le demi de mêlée est également revenu sur un souvenir qui lui tient particulièrement à cœur. Avant d’incarner l’un des meilleurs joueurs mondiaux, Antoine Dupont était simple spectateur, présent en tribunes lors de la finale de 2011 entre Toulouse et Montpellier.
« On ne se rend vraiment pas compte la chance que l’on a que de gagner ce Brennus quatre fois d’affilée. Certains joueurs immenses ont passé toute une carrière sans le toucher une seule fois. Petit, on n’aurait pas imaginé porter ce maillot. Je me souviens en 2011, la finale contre Montpellier, j’étais dans les tribunes et j’étais descendu toucher le Bouclier quand les joueurs avaient fait le tour. Il faut se rappeler de ces moments-là et se rappeler de la chance que nous avons. »
Après les célébrations, Dupont reprendra rapidement la route vers Toulouse pour un court répit, avant de s’envoler pour un nouveau défi avec l’équipe de France.
« J’ai gagné un jour avec le décalage horaire donc je vais rentrer à Toulouse. Je vais pouvoir profiter un peu avant de partir en Nouvelle-Zélande. »







