À quelques heures de la finale du Top 14 entre Montpellier et le Stade Toulousain, Bernard Laporte affiche une confiance intacte. Le directeur du rugby du MHR balaie toute idée de peur face à la démonstration impressionnante des Rouge et Noir en demi-finale. Pour lui, « la clé sera ailleurs : être capable de tenir le choc pendant quatre-vingts minutes ».
Interrogé par Midi Olympique sur l’ambiance au sein du MHR avant le grand rendez-vous au Stade de France, Bernard Laporte explique que le groupe vit cette semaine « comme les autres… ou presque ».
« Non, les joueurs sont concentrés, appliqués. Il n’y a pas vraiment de différence avec ce que nous connaissons d’habitude. Le seul truc à gérer, en plus, ce sont les mecs qui te demandent où trouver des places. Il faut vite l’évacuer, ça. Sinon, ils te poursuivent toute la semaine ! » confie-t-il avec humour.
La démonstration toulousaine face au Racing 92 (71-17) n’a pas non plus modifié sa perception de la finale. « Non. Il n’y a ni peur ni crainte. Il y a du respect, voilà tout. Quand j’entraînais le Stade français ou Toulon, Toulouse était mon adversaire principal. Je respectais mais je n’aimais pas. Je ne pouvais pas. Depuis mon passage à la FFR (2016-2023), j’ai appris à connaître tous les joueurs toulousains. Ils sont tellement extraordinaires qu’ils m’ont fait aimer Toulouse. Je pense à Antoine (Dupont), Julien (Marchand), Cyril (Baille). Ce sont des gens merveilleux. J’ai aussi des relations très étroites avec Ugo (Mola) et Didier (Lacroix). Mais pendant quatre-vingts minutes, chacun défendra son bout de gras. »
S’appuyant sur son expérience, Bernard Laporte refuse une lecture simpliste de ce choc final entre le pack montpelliérain et le jeu de mouvement toulousain. « Non, ce serait trop caricatural. À Marseille, le Racing est passé à côté, ça peut arriver. Bordeaux avait connu la même chose avant de devenir champion d’Europe, quelques mois plus tard. »
L’ancien sélectionneur du XV de France insiste sur un facteur crucial : la profondeur et la combativité de l’effectif. « Le seul impératif, quand on affronte Toulouse en phase finale, c’est de pouvoir compter sur vingt-trois mecs prêts au combat. Si tu n’en as que dix-sept ou dix-huit, tu vas prendre une trempe. »







