
Quelques minutes après la défaite de Montpellier face au Stade Toulousain (28-20), Lenni Nouchi avait du mal à cacher son émotion.
Entre immense frustration et grande fierté, le capitaine du MHR a livré une analyse très lucide via Le Figaro de cette finale perdue… tout en refusant de chercher des excuses.
« Je suis surtout fier de ce groupe »
Malgré la douleur de voir Toulouse soulever le Bouclier de Brennus, Lenni Nouchi préfère retenir le parcours réalisé par son équipe.
Le troisième ligne estime que personne ne croyait encore aux chances du MHR à la pause.
« Mon premier sentiment, j’aimerais dire la frustration, mais c’est compliqué de trouver le premier sentiment parce que je suis fier. Je suis fier de l’équipe, je suis fier du groupe qu’on a réussi à construire. »
Il revient ensuite sur ce qui s’est passé dans le vestiaire à la mi-temps, alors que Montpellier était mené 25 à 6.
« À la mi-temps, à 25-6, je pense que 100 % des journalistes, des supporters, du public pensaient qu’on allait en prendre 80. On s’est regardé à la mi-temps droit dans les yeux, on s’est dit qu’on était un groupe qui ne lâchait rien. C’est ce qu’on a montré depuis le début de saison et on échoue à huit points. »
Le manque de réalisme, selon lui, a tout changé
Le capitaine montpelliérain estime que son équipe s’est procuré suffisamment d’occasions pour faire basculer la finale.
Pour lui, le principal regret se situe dans les derniers mètres.
« On est tombé sur une équipe qui était de niveau égal, je pense, devant. Et de ne pas concrétiser, ça nous a coûté cher. On finit à moins huit. »
Même si certaines décisions arbitrales ont pu susciter des discussions, Lenni Nouchi refuse d’en faire un sujet.
« Toulouse a été meilleur. Je ne vais pas commencer à dire que voilà, mais il y a des actions juste avant la mi-temps où on a l’impression que leurs joueurs bloquent notre soutien, mais ce n’est pas ça qui fait qu’on n’a pas gagné le match. Si on avait été plus réaliste, on ne parlerait pas de ça. »
Transformer cette défaite en force pour l’avenir
Le troisième ligne espère désormais que cette finale servira de référence pour la suite du projet montpelliérain.
Il refuse que son équipe se réfugie derrière des excuses et veut voir le MHR continuer à grandir.
« Il y a deux solutions. C’est soit on se dit : « C’est notre faute, c’est la faute de l’arbitre », et dans ce cas-là, on n’évolue pas. Soit on se dit : « On peut se regarder dans les yeux, se dire qu’on n’a jamais rien lâché »… Mais il faut apprendre de nos erreurs et on a fait des erreurs qui nous ont coûté le match. »
Après avoir frôlé la relégation en 2024, Montpellier s’est hissé jusqu’en finale du Top 14. Un parcours qui donne de nouvelles ambitions au capitaine héraultais.
« Il y a deux ans, on est à une pénalité de passer en Pro D2. Cette année, on est à huit points. (…) J’espère juste qu’on va revenir en septembre avec un état d’esprit qui a été le nôtre jusqu’à la fin de saison.
On échoue au match le plus important, pour certains, de notre vie. Parce que moi, c’était la première finale de Top 14 et elle va rester très longtemps dans ma tête parce que j’ai regardé Toulouse soulever le Bouclier pendant que moi, j’étais assis sur la pelouse, donc c’est compliqué. »






