
Avec le quatrième Bouclier de Brennus consécutif remporté samedi soir par le Stade Toulousain face à Montpellier (28-20), Romain Ntamack a encore enrichi un palmarès déjà exceptionnel. À seulement 27 ans, l’ouvreur des Rouge et Noir affiche déjà un CV impressionnant, au point de relancer une question qui anime de nombreux supporters : a-t-il désormais dépassé son père Émile, véritable légende du club ?
Si les deux hommes ont marqué l’histoire du Stade Toulousain, leurs carrières présentent de nombreuses similitudes… mais aussi quelques différences.
Le père et le fils règnent sur deux générations dorées
Émile Ntamack reste l’un des plus grands noms de l’histoire du Stade Toulousain.
L’ancien ailier a disputé l’intégralité de sa carrière sous les couleurs rouge et noire, pendant dix-sept saisons. Son palmarès est monumental : six Boucliers de Brennus, dont le célèbre quadruplé entre 1994 et 1997, ainsi que deux Coupes d’Europe remportées en 1996 et 2003.
Avec le XV de France, il a également marqué son époque grâce à ses 45 sélections, un Grand Chelem dans le Tournoi des Cinq Nations en 1997 et une finale de Coupe du monde disputée en 1999.
Longtemps, son héritage semblait difficile à égaler.
Romain a déjà rejoint son père… à seulement 27 ans
Pourtant, Romain Ntamack est en train d’écrire une histoire tout aussi impressionnante.
Grâce au titre remporté face à Montpellier, l’ouvreur toulousain compte lui aussi six Boucliers de Brennus. Il a également soulevé deux Champions Cup, comme son père.
Mieux encore, il a réalisé à deux reprises le prestigieux doublé Champions Cup – Top 14 (2021 et 2024), une performance rarissime dans le rugby moderne.
Et contrairement à Émile, sa carrière est encore loin d’être terminée.
Un palmarès déjà très solide avec les Bleus
En équipe de France également, Romain Ntamack s’est déjà construit un palmarès conséquent.
S’il compte légèrement moins de sélections que son père (43 contre 45), il possède déjà deux Tournois des Six Nations à son actif, dont le Grand Chelem remporté en 2022.
Victime d’une blessure cet hiver, il n’a en revanche pas participé au troisième sacre des Bleus sous l’ère Fabien Galthié.
Il lui manque surtout une ligne prestigieuse que son père possède : une finale de Coupe du monde.
La Coupe du monde pour définitivement entrer dans la légende ?
S’il est encore difficile d’affirmer que Romain Ntamack a définitivement dépassé son père, une chose paraît certaine : il est en excellente position pour y parvenir.
À seulement 27 ans, il a déjà égalé Émile sur plusieurs critères majeurs tout en disposant encore de nombreuses saisons au plus haut niveau.
Et si le numéro 10 du XV de France venait à soulever la Coupe du monde en Australie en 2027, il réaliserait ce que son père avait échoué à accomplir vingt-huit ans plus tôt.
Un sacre mondial pourrait alors définitivement faire basculer le débat en faveur du fils.







