
Ce samedi, Tom Staniforth va vivre un moment unique en honorant sa première sélection avec le XV de France face aux All Blacks, à Christchurch.
Présent en Nouvelle-Zélande pour assister à cet événement, son père Keith Staniforth a confié toute sa fierté… tout en regrettant que l’Australie n’ait jamais offert sa chance à son fils.
« L’Australie ne lui a jamais offert cette opportunité »
Keith Staniforth ne cache pas son incompréhension concernant la carrière internationale de son fils.
Il s’est confié dans les colonnes de L’équipe :
« Moi, je n’ai jamais joué au rugby, j’étais plutôt rugby à XIII d’ailleurs, comme mon fils aîné, Josh. Pour moi, de le voir jouer avec l’équipe de France, ce n’est absolument pas un problème et cela n’a pas été une surprise quand il m’a annoncé qu’il voulait jouer avec les Bleus. Il a toujours voulu jouer au haut niveau, mais l’Australie ne lui a jamais offert cette opportunité. Je trouve cela un peu triste et je ne comprends pas. »
Il explique ensuite pourquoi la France a finalement changé la trajectoire de Tom Staniforth.
Il poursuit :
« Mais il aime la France, sa culture. Il est devenu ce qu’il est grâce aux entraîneurs français, grâce à la France, je pense à Pierre-Henry Broncan. Quand il a signé en France, il ne savait pas qu’il allait rester aussi longtemps et puis un jour, il m’a dit : « Je pense que je vais rester là… »
« Son style convient mieux au Top 14 »
Le père du deuxième ligne assure que son fils n’a jamais nourri de rancœur envers les Wallabies.
« Même si son rêve était au départ de jouer avec l’Australie, il n’a jamais eu de colère ou de ressentiment, ou d’animosité à l’égard des coaches, le rugby est un peu différent chez nous et je pense que son style convient mieux au Top 14. »
Une immense fierté avant cette première sélection
Keith Staniforth sera en tribunes à Christchurch avec toute la famille pour assister à cette première cape.
Il savoure ce moment très particulier.
« Je suis très fier de ce qu’il réalise. On sera d’ailleurs en Nouvelle-Zélande pour le match avec ma femme, son frère, la femme de Tom. La Fédération a bien fait les choses. Je suis vraiment très fier, il est humble, aime rester sous les radars, n’aime pas trop qu’on parle de lui. »
Il tient également à saluer le rôle joué par l’épouse du joueur.
Il conclut :
« Il a aussi vécu des moments difficiles, avec sa cheville. Sa femme, c’est son pilier, elle l’a beaucoup aidé et accompagné durant tout le process de réhabilitation. Elle est physiothérapeute. Je suis content et fier. Vraiment. L’histoire est incroyable parce que dans dix jours, il va affronter l’Australie avec Nick Champion de Crespigny, et avec les Bleus, il se retrouve avec Meafou, avec lequel il a joué il y a une dizaine d’années. »







