
Lorsque Taniela Tupou a quitté l’Australie pour rejoindre le Racing 92, beaucoup y ont vu une simple aventure à l’étranger. Pour le pilier des Wallabies, cette décision allait pourtant bien au-delà d’un changement de club.
En manque de confiance après plusieurs saisons compliquées, il affirme aujourd’hui que ce départ lui a permis de retrouver le plaisir de jouer… et même sa place en sélection.
Il n’était plus au niveau qu’il espérait
Après plusieurs saisons entre les Rebels puis les Waratahs, Taniela Tupou sentait qu’il avait besoin d’un nouveau départ.
Interrogé par L’équipe, il revient avec beaucoup de franchise sur cette période.
« Honnêtement, je n’étais tout simplement pas performant. Je ne l’étais pas avec les Rebels, et même si je suis allé aux Waratahs pour essayer de nouvelles choses, ça n’a pas non plus marché pour moi. J’aurais pu aller dans une autre équipe australienne, mais j’ai parlé à quelques personnes et j’ai décidé d’aller en France. »
La France lui a permis de retrouver le plaisir
Le changement de pays a d’abord demandé quelques ajustements.
Le Wallaby raconte son adaptation avec beaucoup d’autodérision.
« C’est là que j’ai recommencé à prendre du plaisir. En arrivant là-bas, avec la nourriture, les baguettes, c’était compliqué. J’ai pas mal bouffé, puis j’ai pris conscience que ça n’allait pas m’aider. Je me suis discipliné et j’ai perdu quelques kilos. »
Aujourd’hui, il ne regrette absolument pas son choix.
« Je suis content de l’avoir fait. Aujourd’hui, me voilà de retour avec les Wallabies et je me sens bien dans ma peau. Ça fait du bien. Jamais je n’aurais imaginé quitter l’Australie. Ce n’était pas une décision facile, mais ça a été la meilleure décision pour moi. »
Le Racing lui a ouvert de nouvelles perspectives
Même s’il apprécie retrouver son pays pour cette tournée internationale, Taniela Tupou se projette déjà sur la suite.
Il assure avoir trouvé son équilibre en France.
« Franchement, j’aime bien. Les gars sont sympas. (…) J’avais besoin de changer d’air, ça m’a fait du bien. »
À 29 ans, le pilier semble avoir retrouvé une seconde jeunesse grâce à son passage en Top 14.







