
Sacrée championne d’Europe pour la deuxième fois de son histoire, l’Union Bordeaux-Bègles a pourtant terminé la saison de Top 14 sur une immense désillusion. Huitième du classement, le club girondin a manqué les phases finales du championnat, quelques semaines seulement après avoir soulevé la Champions Cup.
Avec le recul, Louis Bielle-Biarrey ne cherche pas d’excuses. L’ailier international estime que l’UBB a tout simplement terminé à la place qu’elle méritait.
« Il n’y a pas vraiment de débat »
L’élimination à domicile contre Clermont a longtemps laissé des traces dans le vestiaire bordelais.
Louis Bielle-Biarrey reconnaît dans les colonnes de Midi Olympique que cette désillusion a été difficile à accepter, avant d’admettre que le classement final reflétait la réalité de la saison.
« Sur le moment, ça a été un vrai choc. On n’avait pas imaginé perdre ce match à domicile face à Clermont et voir notre saison de Top 14 s’arrêter là. Mais avec un peu de recul, il faut aussi être honnête. Face aux sept équipes qui ont terminé devant nous, nous n’avons remporté que trois matches sur quatorze. À partir de là, il n’y a pas vraiment de débat. Nous ne méritions pas d’être dans le Top 6. »
L’international français refuse également de se cacher derrière les blessures.
Pour lui, toutes les équipes ont connu les mêmes difficultés.
« On a trop souffert cette saison, à domicile comme à l’extérieur. Bien sûr, nous avons eu des absents importants, mais toutes les équipes ont connu des blessures. Ce ne sont pas des excuses. Quand on a vu ce classement final avec cette huitième place, ça a fait mal. Mais au fond, nous étions aussi à la place que nous méritions. »
Une leçon pour rebondir
Malgré cette déception, Louis Bielle-Biarrey est convaincu que cette saison servira de leçon à l’UBB.
Après deux finales de Top 14 consécutives, le club girondin a peut-être inconsciemment pensé que cette régularité était acquise.
L’ailier estime que cette contre-performance doit désormais servir de moteur.
« Je pense qu’on apprend énormément dans l’échec. C’est une bonne dose d’humilité. Nous restions sur deux finales de championnat consécutives. Peut-être qu’inconsciemment, on s’était dit que cela continuerait naturellement. Mais le Top 14 ne fonctionne pas comme ça. Même une équipe en difficulté peut venir gagner chez vous. Une semaine, vous êtes en danger contre le treizième du classement et, quelques jours plus tard, vous êtes champion d’Europe. »
Le Brennus reste l’objectif ultime
Champion d’Europe, l’UBB rêve désormais de décrocher le premier Bouclier de Brennus de son histoire.
Louis Bielle-Biarrey partage d’ailleurs totalement l’analyse de son président Laurent Marti, qui estime que le club franchira un cap lorsqu’il remportera enfin le championnat de France.
L’international français sait toutefois qu’un obstacle majeur se dresse encore sur la route des Bordelais.
« Je comprends totalement ce qu’il veut dire. Le Brennus, c’est le Graal. (…) Tout le monde à l’UBB a envie de le gagner. (…) Après, on sait aussi que pour devenir champion de France, il faut souvent battre Toulouse. Et ça, ce n’est jamais simple. »
Un passionné qui continue d’observer
Malgré la frustration d’avoir vu la saison s’arrêter prématurément, Louis Bielle-Biarrey n’a pas coupé avec le rugby.
Contrairement à certains de ses coéquipiers, il a suivi les phases finales du Top 14 avec attention.
Le Bordelais explique continuer à regarder les meilleurs matches pour progresser.
« Oui, bien sûr. Ça ne me dérange absolument pas. Je suis avant tout un passionné de rugby. Je regarde, je m’inspire, j’observe ce que font les autres équipes. (…) Je regarderai également les tests de l’équipe de France cet été. Je reste avant tout un grand supporter des Bleus. »
Avec ce discours particulièrement lucide, Louis Bielle-Biarrey assume pleinement les insuffisances de l’UBB en championnat. Un constat sans détour qui illustre la volonté des Bordelais de repartir sur des bases plus solides afin de viser, cette fois, le Bouclier de Brennus.







