
Puissant sur le terrain, Seru Uru est beaucoup plus discret dès qu’il quitte les pelouses. La nouvelle recrue du Racing 92 reconnaît volontiers qu’il préfère laisser les autres occuper la lumière, même s’il s’apprête à vivre l’un des plus grands défis de sa carrière.
Dans un entretien accordé à RugbyPass, l’international australien s’est confié sur sa personnalité, son évolution comme joueur et la nouvelle vie qui l’attend en région parisienne.
Un joueur discret qui préfère montrer l’exemple
À son arrivée au Racing 92, Seru Uru ne compte pas bouleverser les habitudes du vestiaire.
Le Wallaby préfère s’intégrer naturellement au groupe.
« Au début, je vais sans doute rester en retrait et laisser les autres occuper le devant de la scène. C’est tout moi. »
S’il n’est pas un grand bavard, le polyvalent avant souhaite rapidement trouver sa place au sein du collectif francilien.
Il explique ce qu’il souhaite apporter à ses nouveaux coéquipiers.
« Je veux prendre du plaisir à côtoyer les gars du Racing. Je veux nouer de solides liens d’amitié au sein de l’équipe. Je veux être un bon communicant et contribuer à faire progresser l’équipe. Ce sera aussi une belle expérience d’apprentissage pour moi. Je suis dans un nouveau pays et j’ai une nouvelle langue à apprendre. »
Le joueur est d’ailleurs déjà conscient que cette aventure passera aussi par un apprentissage en dehors du terrain.
Il évoque avec le sourire ses premiers pas en français.
« Mon français se résume à quelques mots simples… merci, bonjour, café. Je vais suivre des cours de français, c’est sûr. Je suis content d’être ici et en même temps curieux. »
Un joueur toujours en quête de progression
Capable d’évoluer aussi bien en deuxième qu’en troisième ligne, Seru Uru refuse de s’enfermer dans une seule étiquette.
Il explique la manière dont il voit son évolution.
« On cherche toujours à enrichir son bagage technique. Je suis toujours prêt à apprendre davantage et à continuer à m’améliorer, c’est ce que je souhaite faire. Oui, le offload fera partie de ce bagage. »
Même s’il se considère avant tout comme un troisième ligne, il reste disponible pour répondre aux besoins de son équipe.
Le Racingman affiche sa polyvalence.
« On me sollicite principalement en troisième ligne. C’est le poste que je préfère, mais je suis vraiment ravi d’aider l’équipe au poste de deuxième ligne si nécessaire. »
Son développement a été marqué par plusieurs entraîneurs, mais l’un d’eux l’a particulièrement influencé : Les Kiss, devenu depuis le sélectionneur des Wallabies.
Seru Uru décrit les qualités de son ancien entraîneur.
« Les est un excellent communicant et j’ai apprécié le fait qu’il nous laisse libres d’exploiter nos skills. Il fallait comprendre la structure, mais aussi mettre à profit nos skills. »
Une nouvelle vie à construire en France
Au-delà du rugby, Seru Uru découvre un nouveau pays, une nouvelle culture et un nouveau quotidien.
Dans un premier temps, il s’installera seul en région parisienne avant d’être rejoint par sa compagne un peu plus tard dans l’année.
Le Wallaby se réjouit déjà de cette nouvelle expérience.
« Il y a tellement de choses à faire à Paris. Pour moi, la gastronomie sera toujours au cœur de mes préoccupations. Je vais pouvoir goûter à des spécialités françaises. J’ai hâte d’y être. Je vais m’installer seul pendant les premiers mois et ma compagne me rejoindra plus tard dans l’année. »
Le joueur se réjouit également de retrouver un environnement multiculturel au Racing 92.
Il explique pourquoi cette diversité représente un atout à ses yeux.
« Il existe une communauté fidjienne en France. Au Racing, on trouve des joueurs de nombreuses nationalités, j’ai donc hâte de tisser des liens avec des cultures très diverses. J’ai joué avec Taniela Tupou chez les Reds, donc cette amitié est déjà là. »
À travers ses réponses, Seru Uru laisse entrevoir un joueur ambitieux mais profondément humble, déterminé à s’imposer au Racing 92 sans jamais renier les valeurs qui l’ont accompagné depuis ses débuts aux Fidji puis en Australie.







