
Le Montpellier Hérault Rugby poursuit son mercato avec un renfort qui pourrait rapidement se révéler précieux. En recrutant Dimitri Delibes pour les trois prochaines saisons, le club héraultais ne mise pas seulement sur un joueur au solide palmarès. Il récupère surtout un trois-quarts capable d’occuper plusieurs postes et habitué à évoluer dans l’un des effectifs les plus exigeants d’Europe.
À 27 ans, l’ancien Toulousain arrive avec l’envie de franchir un cap. Longtemps utilisé comme un joueur de rotation au Stade Toulousain, il espère désormais gagner en responsabilités sous les couleurs montpelliéraines.
Un profil capable de répondre à plusieurs besoins
La principale qualité de Dimitri Delibes réside dans sa polyvalence. Si le grand public le connaît essentiellement comme ailier, son parcours raconte une tout autre histoire.
Formé au poste de centre, il a également évolué à l’ouverture durant ses années de formation avant de dépanner à l’arrière chez les professionnels. Cette capacité à changer de rôle en fonction des besoins du collectif constitue un véritable atout pour le staff montpelliérain.
Avec son mètre quatre-vingt-dix, ses 99 kilos et son explosivité, il possède le profil physique pour évoluer aussi bien au centre qu’à l’aile, où il s’est principalement illustré au Stade Toulousain.
Un palmarès impressionnant… malgré une concurrence féroce
Peu de joueurs arrivent à Montpellier avec une telle expérience du très haut niveau.
En six saisons passées au Stade Toulousain, Dimitri Delibes a participé à la conquête de cinq Boucliers de Brennus et de deux Champions Cup. Un palmarès exceptionnel qui s’explique aussi par l’environnement ultra-compétitif dans lequel il a évolué.
Face à une concurrence parmi les plus relevées du rugby européen, il n’a jamais réussi à s’installer durablement comme titulaire indiscutable. Cela ne l’a toutefois pas empêché d’accumuler de l’expérience au plus haut niveau et de démontrer sa capacité à répondre présent lorsqu’il était sollicité.
Les Fidji, le déclic après une période compliquée
Sa trajectoire n’a pourtant pas été linéaire.
Victime d’une fracture du pied, Dimitri Delibes avait notamment manqué les phases finales de la saison 2022-2023 avec Toulouse. Quelques mois plus tard, un stage organisé avec l’équipe de France à 7 aux Fidji va changer son état d’esprit.
Le trois-quarts est revenu sur cette expérience qui lui a permis de retrouver le plaisir de jouer.
« Ça m’a fait beaucoup de bien après ma blessure. On a eu la chance de rencontrer là-bas un peuple magnifique, avec de la simplicité et un immense amour du rugby. Je me suis retrouvé dans ces valeurs et j’ai retrouvé l’amour que j’avais pour ce sport. »
À son retour, il retrouve immédiatement de bonnes sensations et inscrit deux essais lors de ses deux premiers matches.
Le MHR lui offre l’occasion de changer de dimension
À Montpellier, Dimitri Delibes bénéficiera probablement d’un contexte différent de celui qu’il connaissait à Toulouse.
L’objectif sera désormais de s’imposer comme un élément important de la rotation, voire comme un titulaire, dans un effectif en reconstruction. Son vécu des grands rendez-vous, sa polyvalence et sa maturité représentent autant d’atouts pour un club qui souhaite retrouver les premiers rôles.
Pour le joueur, ce transfert ressemble également à une opportunité de donner une nouvelle impulsion à une carrière jusqu’ici marquée par les titres… mais aussi par une forte concurrence.
Un rugbyman qui cultive une autre passion
En dehors des terrains, Dimitri Delibes ne se limite pas au rugby.
Après un baccalauréat STI2D puis un BTS Management Commercial Opérationnel, le Toulousain a choisi de décrocher un CAP Cuisine, preuve de son intérêt pour la gastronomie.
Il envisage même cette passion comme une possible reconversion.
« Pourquoi pas ouvrir un jour mon restaurant ? »
Avant d’imaginer cette seconde vie, Dimitri Delibes tentera d’écrire une nouvelle page de sa carrière sous le maillot du Montpellier Hérault Rugby, avec l’ambition de transformer son statut de joueur d’effectif en celui d’un cadre des lignes arrière montpelliéraines.







