
Après une saison exceptionnelle conclue par un deuxième sacre européen consécutif et un retour en grâce avec le XV de France, Matthieu Jalibert profite de quelques jours de repos en Corse. Mais l’ouvreur bordelais a déjà les yeux tournés vers la prochaine saison.
Présent à Porto-Vecchio, le demi d’ouverture de l’Union Bordeaux-Bègles a évoqué le grand objectif qui anime désormais tout le club : remporter enfin le premier Bouclier de Brennus de son histoire.
Le Top 14, la priorité absolue de l’UBB
Double champion d’Europe, Bordeaux-Bègles a franchi un cap ces dernières saisons.
Pour Matthieu Jalibert, cette progression doit désormais se traduire par un premier titre national.
L’international français estime que le club a encore une marche à franchir.
« Le fait de remporter pour la deuxième année consécutive la Coupe d’Europe signifie que le club n’a cessé de progresser, même s’il faut continuer à travailler car la compétition est rude et il y a beaucoup de belles équipes. Maintenant il est vrai qu’il manque quand même le Top 14 au palmarès de l’UBB. »
Toulouse reste la référence
Le Bordelais est également revenu sur les deux finales perdues face au Stade Toulousain.
Il reconnaît que les deux scénarios ont été très différents.
Jalibert compare les deux confrontations.
« En 2024 nous avions été dominés largement par Toulouse et quand on voit l’écart à la fin de la rencontre il n’y avait pas grand-chose à dire. Par contre en 2025 nous avions pris le dessus lors de la phase régulière et en Coupe d’Europe, et en finale nous avons poussé les Toulousains jusqu’à la prolongation. On pensait que la rencontre pouvait véritablement basculer mais Toulouse est une grande équipe avec beaucoup d’expérience et de caractère qui sait remporter les matchs qui comptent. »
Pour l’ouvreur de l’UBB, cette finale a confirmé que l’écart entre les deux équipes s’était considérablement réduit.
Une saison à ne pas reproduire
Malgré ses succès européens, Bordeaux-Bègles a manqué les phases finales du Top 14 après une fin de saison régulière moins convaincante.
Un scénario que Matthieu Jalibert ne veut plus revivre.
Il identifie les raisons de cet échec.
« À l’inverse cette saison nous avons loupé certains moments clés dans la phase régulière et cela nous a empêchés d’accéder aux phases finales. »
Après avoir déjà conquis l’Europe à deux reprises, l’UBB abordera donc la nouvelle saison avec une obsession : transformer sa montée en puissance en un premier titre de champion de France.







