
La Coupe du monde 2027 en Australie ne sera pas seulement un immense rendez-vous sportif. Elle pourrait également lancer l’un des plus gros mercatos de ces dernières années. Plusieurs références mondiales arriveront en effet au terme de leur contrat quelques semaines après la compétition.
Reste désormais une question : les clubs du Top 14 auront-ils encore les moyens d’attirer ces stars planétaires ?
Will Jordan, le rêve absolu
S’il ne fallait retenir qu’un seul nom, ce serait probablement celui de Will Jordan.
À seulement 29 ans après le Mondial australien, l’arrière ou ailier des All Blacks sera en pleine maturité. Considéré comme l’un des meilleurs finisseurs de la planète, capable d’évoluer à plusieurs postes des lignes arrière, le Néo-Zélandais représente sans doute le joueur le plus convoité de cette future fenêtre de transferts.
Le Black représentera l’une des plus belles opportunités du marché mondial comme le confirme Midi Olympique.
Les avants ne manqueront pas de prétendants
Le secteur des avants pourrait lui aussi offrir plusieurs dossiers spectaculaires.
À seulement 26 ans, l’Australien Angus Bell arrivera lui aussi en fin de contrat. Considéré comme l’un des meilleurs piliers gauches de la planète, il devrait logiquement rester au pays, mais son nom alimentera forcément les discussions tant qu’aucune prolongation ne sera officialisée.
Autre profil très recherché : Ellis Genge. Le pilier anglais, qui aura alors 33 ans, n’a jamais caché son envie de terminer sa carrière en France. Son arrivée éventuelle dépendra toutefois d’un élément important : en cas de parcours jusqu’au bout avec l’Angleterre, il ne serait disponible qu’au début de l’année 2028.
En troisième ligne, difficile d’imaginer plus prestigieux qu’Ardie Savea. Véritable icône du rugby mondial, le Néo-Zélandais fêtera ses 33 ans après la Coupe du monde. Son prochain contrat pourrait être le dernier grand défi financier de sa carrière, mais aussi l’un des plus coûteux pour un éventuel prétendant.
Son homologue australien Rob Valetini figurera également parmi les dossiers les plus suivis. À seulement 28 ans, le puissant numéro 8 est déjà considéré comme l’un des meilleurs joueurs du monde à son poste. Un obstacle de taille pourrait toutefois refroidir plusieurs clubs : son salaire avoisinerait les 50 000 euros mensuels.
Les Springboks et les Irlandais très surveillés
Plusieurs champions du monde sud-africains seront également en situation de négocier librement.
À 28 ans, Damian Willemse restera l’un des joueurs les plus complets du rugby mondial. Capable d’évoluer à l’arrière comme à l’aile, dominateur dans le jeu aérien et doté d’une solide personnalité, il constituerait une recrue exceptionnelle.
Son compatriote Manie Libbok sera lui aussi libre. L’ouvreur des Springboks avait déjà été tout proche de rejoindre le Racing 92 il y a quelques années avant que son ascension ne soit freinée par l’émergence de Sacha Feinberg-Mngomezulu. Son avenir sera forcément suivi de près.
Damian de Allende fera également partie des joueurs disponibles. À 35 ans, le centre sud-africain demeure une référence mondiale, même si son âge et surtout son très confortable contrat au Japon pèseront forcément dans les négociations.
Du côté de l’Irlande, deux cadres historiques arriveront aussi au terme de leur engagement. Le pilier Tadhg Furlong et le deuxième ou troisième ligne Tadhg Beirne auront alors 35 ans. Leur immense expérience continuera d’attirer les convoitises, même si leur âge limitera probablement le nombre de prétendants.
Un mercato qui fait déjà rêver
Sur le papier, rarement autant de joueurs de ce calibre auront été susceptibles de changer de club au même moment.
Entre Will Jordan, Ardie Savea, Damian Willemse, Angus Bell, Rob Valetini, Ellis Genge, Manie Libbok, Damian de Allende, Tadhg Furlong ou encore Tadhg Beirne, les directions sportives des plus grands clubs européens auront de quoi alimenter leurs réflexions.
Reste désormais à savoir si les moyens financiers suivront. Car si les rêves de recrutement sont déjà bien réels, convaincre ces stars de traverser la planète sera une autre histoire.







