
Alors que son avenir à la tête du Montpellier Hérault Rugby alimente régulièrement les spéculations, Mohed Altrad a tenu à mettre les choses au clair. Le président héraultais assure n’avoir jamais envisagé de vendre le club et estime qu’une telle opération serait, de toute façon, quasiment impossible dans le rugby professionnel actuel.
Pour le dirigeant, le manque d’investisseurs intéressés par l’ovalie rend tout simplement ce scénario irréaliste.
« Je n’ai jamais parlé de vente »
Interrogé sur une éventuelle cession du MHR, Mohed Altrad balaie immédiatement cette hypothèse.
Le président montpelliérain affirme via L’équipe n’avoir jamais envisagé une telle option :
« Je n’ai jamais vendu de filiale dans mon groupe et je ne vendrai pas celle-là. »
Pour lui, les nombreuses rumeurs apparues ces dernières années ne reposent sur rien.
Il poursuit :
« Autant j’ai évoqué la relation qui peut exister avec Béziers, autant je n’ai jamais parlé de vente. C’est une fiction. »
« Il n’y a personne pour acheter le club »
Au-delà de sa volonté personnelle, Mohed Altrad estime surtout que le marché du rugby ne permet pas aujourd’hui d’attirer de nouveaux investisseurs.
Le patron du MHR se montre particulièrement pessimiste :
« L’autre point important est qu’il y a des investisseurs dans le foot mais pas dans le rugby, où on ne gagne pas d’argent. Il n’y a personne pour acheter le club. C’est une vente imaginaire qui ne peut pas exister. »
Selon lui, la réalité économique du rugby français est très différente de celle du football, où les rachats de clubs se multiplient.
Un modèle économique toujours fragile
À travers cette prise de position, Mohed Altrad met également en lumière les difficultés financières auxquelles sont confrontés de nombreux clubs professionnels.
Pour le chef d’entreprise, un club de rugby ne constitue pas aujourd’hui un investissement rentable susceptible d’attirer de nouveaux propriétaires.
Cette analyse explique pourquoi il considère qu’une vente du MHR serait extrêmement difficile à concrétiser, même si un changement de gouvernance devait intervenir un jour.
« Toutes les histoires s’arrêtent un jour »
Mohed Altrad reconnaît toutefois qu’aucune aventure ne dure éternellement.
Le dirigeant conclut avec lucidité :
« Toutes les histoires s’arrêtent un jour et je ne sais pas comment va s’arrêter celle du MHR. »
S’il ferme la porte à une vente dans un avenir proche, le président montpelliérain admet donc que la question de l’avenir du club finira inévitablement par se poser. Pour autant, il estime qu’à l’heure actuelle, aucun scénario crédible de reprise ne se dessine pour le Montpellier Hérault Rugby.







