
La Ligue nationale de rugby a dévoilé, pour la première fois de son histoire, le détail des sommes redistribuées à chaque club professionnel au titre de la saison 2025-2026. Au total, 126,5 millions d’euros ont été répartis entre les clubs de Top 14 et de Pro D2.
En tête du classement figure le Stade Toulousain, qui percevra 8,6 millions d’euros, quelques semaines seulement après avoir été sanctionné pour des manquements au Salary Cap.
La Ligue nationale de rugby a levé le voile sur la répartition de ses revenus.
Pour la première fois, chaque club connaît précisément le montant qui lui sera reversé au titre de la saison 2025-2026.
Au total, 126,5 millions d’euros seront redistribués aux clubs professionnels.
Trois critères pour répartir les sommes
La LNR précise que cette redistribution repose sur trois grands principes.
Le premier est celui de la solidarité, qui garantit à chaque club un socle financier identique.
Le deuxième concerne la méritocratie sportive, avec une prise en compte des résultats obtenus durant la saison mais également des performances réalisées sur les cinq dernières années.
Cette part récompense aussi les clubs qui mettent leurs joueurs à disposition du XV de France, à raison de 1 900 euros par jour de présence en sélection.
Enfin, un troisième volet récompense les investissements réalisés dans la formation ainsi que dans les infrastructures.
Le Stade Toulousain largement en tête
Avec 8,6 millions d’euros, le Stade Toulousain est le principal bénéficiaire de cette redistribution.
Le champion de France devance l’Union Bordeaux-Bègles, qui percevra 7,4 millions d’euros, puis la Section Paloise, avec 6,8 millions d’euros.
Dans le détail, les 8,6 millions d’euros attribués au club toulousain se décomposent ainsi :
- 3,3 millions d’euros au titre de la solidarité ;
- 4 millions d’euros pour la méritocratie sportive, dont 2,3 millions liés aux résultats sportifs et 1,7 million grâce aux internationaux mis à disposition du XV de France ;
- 1,3 million d’euros au titre des incitations, comprenant 300 000 euros pour le label Stade et 1 million d’euros consacré à la formation.
À l’autre extrémité du classement figure Perpignan, qui recevra 4,9 millions d’euros.
Un contexte particulier autour du Stade Toulousain
Cette publication intervient dans un contexte particulier pour le club haut-garonnais.
Il y a quelques semaines, le Stade Toulousain a en effet été condamné par la Ligue nationale de rugby à une amende de 2,8 millions d’euros pour avoir contourné le Salary Cap durant plusieurs saisons.
La situation peut donc sembler paradoxale : d’un côté, la LNR sanctionne financièrement le club pour le non-respect de la réglementation ; de l’autre, elle lui reverse la plus importante enveloppe parmi tous les clubs professionnels.
Il convient toutefois de rappeler que ces deux mécanismes sont totalement distincts. Les sommes redistribuées résultent de critères économiques et sportifs définis par la LNR — solidarité, performances, contribution au XV de France, formation et infrastructures — tandis que les sanctions liées au Salary Cap relèvent d’une procédure disciplinaire indépendante.







