
Ugo Mola sera-t-il candidat à la succession de Fabien Galthié à la tête du XV de France ? Alors que le manager du Stade Toulousain apparaît naturellement parmi les techniciens susceptibles d’être évoqués pour l’après-2027, le principal intéressé assure n’avoir reçu aucune approche.
Il refuse surtout de se projeter aussi loin alors que Fabien Galthié est toujours en poste et pourrait lui-même souhaiter poursuivre l’aventure.
Mola reconnaît d’ailleurs être dans une position particulière : toute réponse trop catégorique sur le sujet pourrait immédiatement être interprétée. Pour l’heure, il assure rester totalement concentré sur le Stade Toulousain.
« Vous le saurez peut-être avant moi »
Interrogé sur une éventuelle sollicitation future, Mola renvoie d’abord la question aux dirigeants du rugby français.
Le Toulousain assure dans les colonnes de Midi Olympique qu’il sera probablement l’un des derniers informés si une réflexion devait être engagée :
« Vous posez la question à celui qui sera certainement le dernier à le savoir… Il faut la poser à ceux qui dirigent et qui, si j’en crois ce que j’ai lu, ont donné un timing. Est-ce qu’Ugo Mola, le staff d’Ugo Mola, d’autres managers ou d’autres staffs seront sollicités ? Vous le saurez peut-être avant moi. »
À ce jour, une chose est certaine : aucune approche ne lui a été faite.
Mola rappelle également que Fabien Galthié n’a pas annoncé son intention de quitter les Bleus après le prochain Mondial et qu’il n’a pas été sondé :
« Non, je ne l’ai pas été. Après, entre le vouloir et le pouvoir… Déjà, c’est un autre métier. Et je crois comprendre que Fabien Galthié n’a pas non plus décidé d’arrêter, ou n’a pas dit qu’il ne postulerait pas à sa propre succession. »
Le manager toulousain se garde donc bien d’ouvrir officiellement la porte. Pas davantage qu’il ne souhaite la fermer.
Il connaît parfaitement les interprétations que provoquerait chacune de ses réponses :
« Si je balaie le sujet, on dira que je me crois au-dessus de ça. Si j’ouvre la porte, on dira qu’on me l’a déjà proposé. Je laisse ces réflexions à ceux qui décident. Moi, je suis pleinement investi dans ce que j’ai à faire aujourd’hui. En revanche, j’ai une conviction profonde : le rugby français n’a jamais eu autant d’atouts pour s’imposer durablement parmi les références mondiales. »
« La France peut être championne du monde en 2027 »
Et sur le potentiel actuel des Bleus, Mola se montre beaucoup plus catégorique. Le manager estime que la profondeur du réservoir français permet réellement d’envisager un premier titre mondial.
À ses yeux, les conditions n’ont même jamais été aussi favorables :
« Je n’ai jamais été aussi convaincu que la France peut être championne du monde en 2027. Les signaux sont au vert, la profondeur de talent est exceptionnelle et la concurrence à tous les postes tire le niveau vers le haut. Nous avons les joueurs pour aller au bout. Quant au Top 14, loin d’être un obstacle, il participe pleinement à l’exigence qui permet de construire les grandes équipes. »
Cette Coupe du monde concernera forcément de nombreux joueurs du Stade Toulousain. Mola souhaite d’ailleurs en voir le maximum arriver en Australie avec une véritable possibilité de disputer la compétition.
Mais il fixe une limite : le Mondial ne doit pas devenir une obsession au point de reléguer les objectifs du club au second plan.
Pour le manager, la meilleure préparation au rendez-vous mondial reste d’abord la performance quotidienne avec Toulouse :
« Je souhaite que le plus grand nombre de mes joueurs arrivent en 2027 avec une véritable chance de disputer la Coupe du monde. On ne sera jamais un frein à cette ambition. En revanche, si la Coupe du monde devient leur seule obsession, nous aurons un problème. La meilleure façon d’y être performant, c’est d’abord de l’être aujourd’hui avec son club. Mon défi est simple : préparer l’avenir sans sacrifier le présent. »







