
Le Stade Français a joué avec le feu face à Perpignan. Après avoir inscrit quatre essais et mené de 22 points à la pause, Paris a complètement sombré durant le second acte avant de préserver de justesse sa victoire (28-26).
Rory Kockott et Ryan Chapuis retiennent la première période réussie, mais ils se montrent particulièrement critiques envers le relâchement collectif qui a permis à l’USAP de revenir à deux longueurs.
Kockott dénonce « les 40 pires minutes » de Paris
Rory Kockott estime que certaines décisions arbitrales ont pesé sur la physionomie de la seconde période. L’entraîneur de la défense parisienne reconnaît cependant que son équipe a surtout payé ses mauvais choix et son inefficacité dans les rucks.
Le technicien parisien s’interroge via L’Indépendant sur plusieurs pénalités, mais ne cherche pas à masquer les défaillances du Stade Français :
« On a pris quelques pénalités suspectes en seconde période. On a un avant qui se fait arracher le casque, mais c’est pénalité pour l’adversaire et ça fait sept points… C’était peut-être volontaire. Mais globalement, dans nos choix, nous n’avons pas été bons avec et sans ballon. Ça ne nous a pas permis d’être en bonne position. Dans les rucks défensifs également. »
Kockott souligne également la différence de préparation entre les deux formations. Perpignan disputait son quatrième match depuis la reprise, contre seulement le deuxième pour le Stade Français.
Rory Kockott ne cache pas son inquiétude après l’effondrement parisien :
« Perpignan a joué son quatrième match d’affilée, nous, c’est notre deuxième, donc ça se ressent. L’USAP a très bien joué en deuxième mi-temps, alors que nous, on a fait les 40 pires minutes depuis un moment. Ça ne nous a pas permis de capitaliser sur nos quatre essais de la première mi-temps. »
« On s’est peut-être dit que c’était plié »
Auteur de l’un des quatre essais parisiens, Ryan Chapuis a lui aussi constaté un changement radical après la pause. Le troisième ligne estime que son équipe a abandonné le plan qui lui avait permis de dominer la première période.
Ryan Chapuis évoque un possible relâchement inconscient dans les rangs parisiens :
« On va garder la première mi-temps en tête où on entame bien le match, on joue bien notre jeu et on ne se sent pas inquiétés. En seconde, on perd les pédales. On joue à l’envers. On se retrouve à défendre proche de notre ligne et on a eu chaud. On s’est peut-être dit que c’était plié à la mi-temps, inconsciemment, mais il ne faut pas, il n’y a pas de petites équipes en Top 14. C’est un premier avertissement. »
Cette première journée a tout de même confirmé les progrès offensifs recherchés par le Stade Français. Chapuis rappelle toutefois que Paris doit conserver les bases solides qui ont longtemps constitué sa principale force.
Le troisième ligne parisien dévoile l’ambition de son équipe pour cette saison :
« On essaie de toujours progresser. On était réputés pour être forts sur les bases et on aspire à progresser en attaque, car on a les joueurs pour le faire derrière. »







