
Maxime Machenaud rêvait certainement d’un retour autrement plus heureux au Racing 92. Pour ses retrouvailles officielles avec le club francilien, le demi de mêlée a traversé une soirée interminable face à l’UBB (64-5).
Quatre ans après son départ pour Bayonne, le joueur de 37 ans a retrouvé une institution dans laquelle il avait évolué entre 2012 et 2022. Mais le Racing sacré champion de France en 2016 semble aujourd’hui appartenir à une autre époque.
Machenaud impuissant face au naufrage
Derrière un pack continuellement dominé et au sein d’une équipe privée de ballons exploitables, Maxime Machenaud n’a jamais réussi à peser sur la rencontre. Dépassé par le rythme bordelais, il est apparu totalement impuissant.
La comparaison avec la charnière composée de Maxime Lucu et Matthieu Jalibert s’est révélée particulièrement cruelle. D’un côté, deux internationaux capables d’accélérer chaque ballon. De l’autre, un Racing sans vitesse, sans précision et sans aucune maîtrise.
Bien évidemment, Machenaud ne peut pas porter seul la responsabilité de cette humiliation collective. Mais son retour devait apporter de l’expérience et du contrôle à une équipe ambitieuse. À Chaban-Delmas, il a surtout symbolisé le gouffre séparant les deux formations.
Le numéro 9 a énormément apporté au Racing durant sa première aventure et restera associé au Bouclier de Brennus remporté en 2016. Mais cette période dorée est désormais très loin. Le temps est passé et cette première journée l’a brutalement rappelé.






