
Accusé d’avoir voulu étouffer l’affaire concernant une vidéo qui aurait été tournée à l’insu de ses joueuses dans les douches, le Sporting Club Salonais a publié un communiqué pour livrer sa version. Le club affirme avoir engagé plusieurs démarches dès qu’il a été informé des faits présumés.
Les joueuses seniors ont toutes quitté la formation après avoir dénoncé des pressions les dissuadant de porter plainte. Une enquête a été ouverte par le procureur de la République le 30 mars afin d’établir les faits et les éventuelles responsabilités.
Le club affiche son soutien aux joueuses
Les faits présumés remontent à décembre 2025. Des membres de l’équipe masculine sont accusés d’avoir filmé des joueuses nues dans les vestiaires avant que les images ne soient partagées dans des conversations privées.
Les joueuses affirment avoir découvert l’existence de cette vidéo en février 2026. Elles avaient ensuite tenté de déposer plainte au commissariat de Salon-de-Provence avant de saisir directement le procureur.
Dans son communiqué, le Sporting Club Salonais assure partager la volonté des plaignantes de connaître la vérité.
« À la suite du dépôt de plainte de certaines de ses licenciées majeures Séniores F+18 concernant une vidéo qui aurait été prise dans les douches des vestiaires, le Sporting Club Salonais tient à réaffirmer son soutien inconditionnel aux joueuses qui en auraient été victimes et dont il partage les préoccupations et l’exigence de vérité. »
Le Sporting justifie son silence
Le club avait jusqu’à présent choisi de ne pas prendre publiquement la parole. Une absence de réaction qui avait renforcé les accusations d’attentisme formulées par les joueuses.
Le Sporting explique avoir souhaité éviter d’alimenter la polémique alors que l’enquête était toujours en cours.
« Le club a fait le choix de ne pas s’exprimer publiquement jusqu’à ce jour pour ne pas alimenter, par des déclarations prématurées, une polémique déjà vive. »
Il réfute toute indifférence et affirme collaborer avec la police ainsi qu’avec les services juridiques de la Fédération française de rugby.
« Ce silence ne procède ni de l’indifférence ni d’une dérobade. Le Sporting est régulièrement en contact avec les services de Police Nationale et la Direction FFR des Affaires Juridiques et de la Conformité afin que les résultats de l’enquête soient connus dans les meilleurs délais et que vienne le temps des possibles sanctions, une fois les responsabilités établies. »
Les joueurs masculins convoqués
Selon le club, ses dirigeants ont appris l’existence de la vidéo présumée en février. Ils auraient alors alerté la Ligue Sud et la commission chargée des questions de violences et de harcèlement, avant que l’information ne soit transmise à la FFR.
Le Sporting affirme également avoir mis les joueuses en relation avec la présidente de cette commission afin de les accompagner dans leurs démarches.
Les membres de l’équipe masculine auraient été convoqués pour être sensibilisés à la gravité de la situation. Le club assure leur avoir demandé de fournir toutes les informations utiles.
Le communiqué indique que les dirigeants ont exigé que les éventuels responsables se manifestent.
« Afin de rappeler la gravité des faits et d’exiger des auteurs qu’ils se dénoncent. »
Le club ne précise toutefois pas si cette démarche a permis d’identifier une ou plusieurs personnes.
Des sanctions après l’enquête
Le Sporting Club Salonais promet désormais de poursuivre sa collaboration avec les différentes institutions concernées.
Le club affirme vouloir faciliter les investigations et empêcher que de nouveaux faits similaires puissent se produire.
« À son échelle, le club a mené des actions destinées à faciliter l’enquête en cours et à éviter de nouveaux agissements, et nous mettrons en œuvre l’ensemble des moyens à notre disposition, en étroite coordination avec la FFR, la Ligue Sud, le CD13 et la Mairie de Salon-de-Provence. »
D’éventuelles sanctions ne devraient être prononcées qu’après l’établissement des responsabilités dans le cadre de l’enquête en cours.







