
Une médecin légiste a livré des conclusions majeures vendredi devant la cour d’assises de Paris, au cinquième jour du procès de Loïk Le Priol et Romain Bouvier. Selon l’autopsie, deux des balles tirées par l’ancien militaire ont atteint Federico Martin Aramburu dans le dos et provoqué sa mort.
Ces constatations fragilisent la thèse défendue par les accusés, qui contestent toujours la préméditation et l’intention homicide. Ils invoquent la légitime défense après une altercation survenue quelques minutes auparavant à la terrasse d’un établissement parisien.
Deux trajectoires de l’arrière vers l’avant
Loïk Le Priol avait tiré à six reprises sur l’ancien joueur du Biarritz Olympique, alors désarmé. Quatre balles avaient atteint l’ancien international argentin.
Deux projectiles sont entrés au milieu de son dos. Ils ont ensuite traversé son corps en suivant, selon les conclusions présentées devant la cour, une trajectoire « de l’arrière vers l’avant ».
Ces deux tirs ont brisé la colonne vertébrale de la victime et atteint plusieurs organes, notamment le foie, les reins et un poumon comme l’explique La Dépêche.
Une mort extrêmement rapide
L’autopsie a établi que les blessures avaient entraîné une importante perte de sang.
« Une hémorragie massive. »
La médecin légiste a également évoqué un arrêt extrêmement rapide du fonctionnement cardiaque.
« Une défaillance de la pompe cardiaque. »
Selon l’experte, Federico Martin Aramburu n’avait aucune chance de survivre à de telles blessures. Même la rapidité de l’intervention des secours ne pouvait permettre de sauver l’ancien rugbyman, mort à l’âge de 42 ans.
Les tirs de Romain Bouvier n’étaient pas mortels
Quarante-cinq secondes avant les tirs attribués à Loïk Le Priol, Romain Bouvier avait lui aussi fait usage de son arme à quatre reprises.
Deux de ses balles avaient atteint Federico Martin Aramburu, l’une de face et l’autre de profil. La médecin légiste a toutefois précisé que ces blessures n’étaient pas à l’origine du décès.
Au total, dix coups de feu avaient donc été tirés par les deux accusés. Six projectiles avaient atteint la victime, dont les quatre attribués à Loïk Le Priol.
La veille, un enquêteur de la Brigade criminelle avait qualifié la scène d’« exécution », estimant que la rapidité et le nombre des tirs étaient incompatibles avec de simples coups de sommation.
Loïk Le Priol et Romain Bouvier encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu le 25 septembre.







