
Attendu comme l’un des principaux dangers de l’UBB à Ernest-Wallon, Matthieu Jalibert a traversé la rencontre dans l’anonymat. Étouffé par l’intensité toulousaine et privé de ballons propres, l’ouvreur international n’a jamais réussi à diriger son équipe.
Son association habituelle avec Maxime Lucu avait été rompue au coup d’envoi, le capitaine bordelais débutant sur le banc. Aux côtés de Martin Page-Relo, Jalibert n’a trouvé ni le rythme ni les espaces nécessaires pour installer le jeu girondin.
Une seule fulgurance au milieu des erreurs
Le numéro 10 a subi de plein fouet la vitesse des montées défensives toulousaines. Derrière un pack dominé dans les impacts et les rucks, il a multiplié les hésitations, les imprécisions et les choix mal exécutés.
Son coup d’envoi directement envoyé en ballon mort a parfaitement illustré la fébrilité bordelaise. Certaines relances hasardeuses ont également replacé l’UBB sous pression alors que son équipe avait besoin de calme et d’occupation.
Jalibert a bien retrouvé un peu de lumière en seconde période avec une percée tranchante durant laquelle il a éliminé trois Toulousains. Une action isolée, cependant, dans une prestation beaucoup trop effacée pour un joueur censé guider l’attaque bordelaise.
Dans une rencontre aussi déséquilibrée, l’ouvreur ne pouvait évidemment pas tout renverser seul. Mais l’UBB attendait de son maître à jouer qu’il montre le chemin.
À Ernest-Wallon, Matthieu Jalibert est malheureusement resté introuvable.







